Polémique à l'Université de Glasgow suite à une campagne antisioniste
Une association étudiante pro-palestinienne à l'Université de Glasgow provoque une vive polémique en militant pour l'interdiction du sionisme au sein des sociétés du campus.

Polémique à l'Université de Glasgow autour d'une campagne antisioniste
Un groupe d'étudiants pro-palestiniens de l'Université de Glasgow en Écosse a suscité une vive indignation après avoir distribué des tracts appelant les associations étudiantes à intégrer des clauses antisionistes dans leurs statuts. Cette initiative, portée par l'organisation 'Justice pour la Palestine', vise à créer un campus sans sionisme et à exclure les partisans d'Israël des activités associatives, selon un reportage publié par le journal britannique The Telegraph.
Les tracts ont été distribués lors du forum des étudiants de première année. Le texte proposé suggère d'ajouter le sionisme à la liste des discriminations interdites, aux côtés du racisme, du sexisme et de l'homophobie, affirmant que le sionisme constitue une idéologie raciste incompatible avec la vie sur le campus.
L'Union des étudiants juifs dénonce une initiative discriminatoire
L'Union des étudiants juifs du Royaume-Uni a fermement condamné cette démarche, la qualifiant d'antisémite et discriminatoire. L'organisation a exhorté la direction de l'université à prendre des mesures contre les individus impliqués et à empêcher l'adoption de telles clauses.
'Il s'agit d'une campagne profondément discriminatoire qui vise à marginaliser les étudiants juifs et israéliens, et elle ne doit en aucun cas être tolérée sur un campus universitaire', a déclaré Rafi Leon, président de l'union.
Un débat plus large au Royaume-Uni
Cette polémique s'inscrit dans un contexte national tendu concernant la définition du sionisme et les limites de la critique politique. Récemment, le Parti vert d'Angleterre et du pays de Galles a adopté une motion qualifiant le sionisme de projet ethno-nationaliste lors de son congrès annuel.
De son côté, l'administration de l'Université de Glasgow a rappelé qu'elle ne tolérera aucune exclusion fondée sur des opinions politiques, soulignant qu'une telle mesure enfreindrait la législation sur l'égalité.




