La France déploie un dispositif de sécurité massif face à des manifestations
Face à des violences urbaines d'une rare intensité, le président Emmanuel Macron a annoncé une interdiction stricte des manifestations non autorisées et un renforcement massif des forces de sécurité.

La France fait face à une nouvelle vague de chaos urbain alors que le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé une interdiction générale des manifestations non autorisées pour le week-end à venir. Cette décision intervient à la suite de violences urbaines parmi les plus graves qu'ait connues le pays ces dernières années. Macron a réuni un conseil de crise au palais de l'Élysée avec les responsables des services de renseignement et des ministres du gouvernement, pointant du doigt des groupuscules extrémistes cherchant, selon lui, à renverser la République.
Face à cette situation, les autorités ont annoncé un renforcement massif du dispositif de sécurité, avec une hausse de 20 % des forces de l'ordre mobilisées par rapport au week-end précédent. Des militaires de l'opération Sentinelle, des unités d'élite de la police, ainsi que des véhicules blindés seront déployés dans les zones de friction. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a souligné qu'une opération de sécurité d'envergure est planifiée pour empêcher toute rééditions des incidents de la semaine passée.
Plusieurs grandes villes ont pris des mesures unilatérales strictes. À Paris, la préfecture de police a interdit les rassemblements dans les zones sensibles, notamment autour de l'Élysée, du Parlement, des grands axes et des gares. Des stations de métro ont également été fermées. Malgré ces interdictions, le tribunal administratif de Paris a suspendu l'interdiction d'une manifestation étudiante, permettant un rassemblement dans le 13e arrondissement de la capitale.
Ces mesures drastiques font suite aux destructions massives enregistrées le 17 octobre lors de manifestations ayant rassemblé plus d'un demi-million de personnes. Selon les bilans officiels, près de 1 000 membres des forces de l'ordre ont été blessés, plus de 3 000 commerces ont été pillés ou endommagés à travers le pays, et plus de 2 500 interpellations ont été réalisées. Le mouvement, né en septembre d'une contestation lycéenne à Créteil concernant le manque de personnel, s'est transformé en une fronde nationale contre la baisse du pouvoir d'achat, menaçant la stabilité économique et politique du pays.





