Préférences Gustatives et Longévité : Ce Que Révèle la Science sur Notre Régim
Une vaste étude publiée dans Scientific Reports associe la préférence pour certains aliments comme l'huile d'olive et le brocoli à une baisse du risque de mortalité.

Lorsque les chercheurs en nutrition étudient le lien entre alimentation et santé, ils se heurtent souvent à un obstacle majeur : la mémoire humaine. Il est presque impossible de se souvenir précisément de ce que l'on a mangé quelques semaines plus tôt, des quantités exactes et des en-cas.
L'Approche des Préférences Gustatives
Pour contourner le problème des souvenirs alimentaires imprécis, une vaste étude publiée dans la revue scientifique Scientific Reports a adopté une approche originale. Au lieu de demander aux participants ce qu'ils se rappelaient avoir consommé, les chercheurs ont simplement interrogé leurs préférences alimentaires. L'hypothèse repose sur le fait que les goûts restent stables dans le temps et guident nos choix quotidiens.
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Source des données : UK Biobank avec 177 148 participants.
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Période de suivi : Une moyenne de 3,4 ans, enregistrant 3 355 décès.
Aliments Favorables et Risques de Mortalité
L'analyse des réponses a révélé qu'une préférence marquée pour six aliments et composants spécifiques était régulièrement associée à un risque plus faible de mortalité toutes causes confondues : l'huile d'olive extra vierge, l'asperge, le brocoli, le poivre noir, la courge butternut et l'aubergine.
Le lien entre ces six aliments favoris et des taux de survie plus élevés est resté robuste lors de tous les tests de sensibilité statistique menés par les chercheurs.
À l'inverse, des préférences prononcées pour certains produits ont été liées à une hausse des risques de mortalité, en tête desquels figurent les boissons gazeuses sucrées. Des corrélations plus faibles ont été notées pour les boissons light, le thé sucré, les corn-flakes et le lait entier.
Interprétation et Limites
Les chercheurs appellent à la prudence face à des conclusions hâtives de cause à effet. La préférence ne garantit pas la consommation réelle en raison de contraintes financières ou temporelles. De plus, la causalité inverse pourrait expliquer pourquoi les boissons light affichent un lien avec la mortalité, les personnes souffrant déjà de pathologies s'étant tournées vers ces produits.




