Netflix visé par une plainte en Floride pour atteinte à la vie privée

Le procureur général de Floride attaque Netflix en justice pour collecte illégale de données sur les enfants et pratiques trompeuses. L'État réclame des milliards de dollars de sanctions.

Israel HayomAuteur : Din Brandstatter
Source
Netflix visé par une plainte en Floride pour atteinte à la vie privée
Photo : Israel Hayom / נטפליקס | צילום: יחצ

Netflix fait face à une action en justice majeure après l'annonce d'une plainte d'envergure déposée par le procureur général de l'État de Floride contre le géant du streaming. La plainte l'accuse de violations graves de la vie privée, de collecte agressive de données et de tromperie déguisée concernant les profils d'enfants.

Selon le dossier, Netflix s'est présentée pendant des années comme une alternative sûre et sans publicité, assurant que les profils pour enfants constituaient un « espace protégé ». En réalité, l'État affirme que l'entreprise a mis en place une vaste infrastructure de surveillance pour suivre secrètement les données comportementales des familles, incluant l'historique de visionnage et la localisation des appareils.

Partage de Données et Interfaces Trompeuses

La plainte indique que ces données ont été récoltées pour alimenter l'offre publicitaire de l'entreprise lancée en 2022, et partagées avec des courtiers en données tels qu'Experian et Acxiom, ainsi que des régies publicitaires comme Google et The Trade Desk. De plus, Netflix aurait eu recours à des « dark patterns » — des tactiques de design manipulatrices telles que la lecture automatique — pour maintenir les utilisateurs scotchés à l'écran.

« L'entreprise a bâti une vaste infrastructure de surveillance pour suivre en secret les données comportementales des enfants et des familles. » — Bureau du Procureur Général de Floride

Sanctions Financières et Demande de Suppression

La Floride réclame des sanctions financières sans précédent, atteignant jusqu'à 50 000 dollars par infraction, avec des majorations pour les violations concernant les mineurs. Les amendes cumulées pourraient ainsi se chiffrer en milliards de dollars.

Au-delà des sanctions pécuniaires, l'État exige une ordonnance de suppression totale des données collectées sans consentement explicite, ainsi que des injonctions interdisant l'utilisation de techniques manipulatrices et le transfert de données à des tiers.

Dans la même rubrique