Financement du terrorisme : l'ultimatum des banques israéliennes à l'Autorité palestinienne

Le système bancaire israélien traverse une crise majeure liée à la coopération financière avec l'Autorité palestinienne. Des rapports publiés par le ministre des Finances Bezalel Smotrich démontrent que les institutions financières de l'Autorité servent de canaux pour le versement de salaires aux terroristes et à leurs familles.

Now14Auteur : Elia Aviv
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Financement du terrorisme : l'ultimatum des banques israéliennes à l'Autorité palestinienne
Photo : Now14 / בנק הפועלים | צילום: שאטרסטוק

Le système bancaire en Israël est confronté à l'une des crises les plus complexes de ces dernières années concernant la coopération financière avec l'Autorité palestinienne. Cette situation découle de rapports graves publiés par le ministre des Finances Bezalel Smotrich, prouvant que la banque officielle de l'Autorité palestinienne sert de canal central pour le transfert de fonds destinés au terrorisme et au paiement des salaires des terroristes et des membres de leurs familles.

Selon ces informations, toute entité financière traitant des fonds pour le système palestinien, y compris les banques israéliennes, s'expose à un grave danger juridique et international d'accusation de complicité de terrorisme et de violation des lois sur le blanchiment d'argent. Compte tenu des risques corporatifs et pénaux, les grandes banques israéliennes, dont « Hapoalim » et « Discount », ont pris la décision sans précédent de mettre fin aux liens financiers et à la compensation avec les banques de l'Autorité palestinienne.

Bien qu'un recul temporaire ait été enregistré et que les banques aient accepté de prolonger leurs activités pour seulement trois mois, la situation est claire. Israël a imposé à l'Autorité palestinienne des conditions strictes : fourniture d'un rapport de risques transparent, introduction d'une surveillance par des organismes internationaux, alignement total sur les exigences de l'appareil de sécurité israélien et réduction drastique de l'utilisation d'espèces, qui permet des circuits de blanchiment incontrôlés.

Bien qu'il s'agisse d'exigences fondamentales pour la prévention du terrorisme, l'évaluation au sein du système est que l'Autorité palestinienne ne les mettra pas en œuvre, tout comme elle a piétiné des engagements similaires depuis les accords d'Oslo. Au lieu de cesser de financer les terroristes, l'Autorité choisit de lancer une campagne mensongère sur la scène internationale, accusant Israël de vouloir « la démanteler économiquement ».

La crise actuelle met également en lumière des désaccords internes. Un haut responsable du ministère des Finances a averti dans une conversation avec « Nouvelles 14 » que si l'échelon politique souhaite le démantèlement de l'Autorité, il doit le faire par l'intermédiaire du ministère de la Défense et non d'une manière qui complique la tâche du ministère des Finances. Le défi pour le gouvernement est désormais fondamental : continuer à maintenir artificiellement en vie un organe qui finance le terrorisme contre les citoyens d'Israël, ou prendre une décision nationale déterminée pour mettre fin à l'Autorité palestinienne, que ce soit par une pression économique sans compromis ou par des mesures de sécurité directes.

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