Moshe Feiglin critique le mécanisme de disqualification aux élections de la Knesset
Moshe Feiglin critique la disqualification de listes électorales à la Knesset, estimant que les infractions doivent être traitées par le droit pénal et non par des interdictions politiques.

Moshe Feiglin, président de Zehut, s'est prononcé contre la disqualification de candidats et de listes électorales pour les élections à la Knesset, arguant que ce mécanisme contredit les principes démocratiques fondamentaux.
Ses déclarations interviennent après que la Commission électorale centrale a rejeté une requête visant à interdire la liste conjointe du Parti sioniste religieux, dirigé par Bezalel Smotrich, et de Zehut, dirigé par Moshe Feiglin, de participer aux élections de la 26e Knesset.
"Le concept même de la disqualification de candidats et de listes est incompatible avec le principe démocratique de base", a déclaré Feiglin. Selon lui, lorsqu'un candidat enfreint la loi par des propos ou des actes, l'affaire doit être traitée par le droit pénal plutôt que par la privation de ses droits politiques.
"Les propos illicites doivent être traités par la loi", a-t-il ajouté, "mais le code pénal ne prévoit pas de punition sous forme de privation du droit de vote ou d'éligibilité."
Feiglin a également évoqué son propre passé, affirmant que même une condamnation pour des infractions liées à la parole ou à l'activité politique ne devrait pas, selon lui, empêcher une personne de présenter sa candidature au public.
"Quiconque est accusé d'incitation ou de sédition — comme moi — qu'il purge sa peine en prison", a-t-il déclaré, "mais même de là, le droit de proposer sa candidature lui reste acquis."
Ces propos interviennent dans le contexte de débats houleux au sein de la Commission électorale centrale ces derniers jours. Alors que les requêtes visant à disqualifier le Sionisme religieux-Zehut, Otzma Yehudit et Les Démocrates ont été rejetées, la commission a décidé de disqualifier Ra'am, le député Ofer Cassif et le président de Balad, Sami Abu Shehadeh. Plusieurs de ces décisions devraient être portées devant la Cour suprême.





