L'UE avance une loi stricte pour interdire les réseaux sociaux aux mineurs

L'Union européenne avance le projet de loi Kids Act pour interdire les réseaux sociaux et les chatbots aux moins de 15 ans sans contrôle parental, malgré les tensions avec les États-Unis.

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L'UE avance une loi stricte pour interdire les réseaux sociaux aux mineurs
Photo : Now14 / מודלי AI | צילום: שאטרסטוק

L'Union européenne intensifie sa lutte contre les géants de la technologie en promouvant une législation stricte sans précédent pour protéger les enfants dans l'espace numérique. Selon un rapport publié par le Financial Times, Bruxelles se prépare à dévoiler le Kids Act, qui interdira totalement l'utilisation des réseaux sociaux, des plateformes de jeux en ligne et des chatbots d'IA aux mineurs de moins de 15 ans sans une surveillance parentale stricte. Cette décision fait suite à une pression politique croissante de pays comme la France et la Grèce.

Inverser la charge de la preuve pour les entreprises

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a défini l'intelligence artificielle comme le second tournant de notre époque aux côtés du changement climatique. Dans un discours incisif, elle a précisé : "L'Europe a le pouvoir d'agir. C'est nous qui fixons les règles, pas les géants de la tech. Pas de réseaux sociaux en dessous de 13 ans, et pas de compte personnel en dessous de 15 ans. Nous inversons la charge de la preuve : les plateformes devront nous prouver qu'elles sont sûres."

"L'Europe a le pouvoir d'agir. C'est nous qui fixons les règles, pas les géants de la tech. Pas de réseaux sociaux en dessous de 13 ans, et pas de compte personnel en dessous de 15 ans."

Selon le projet de loi, les enfants de moins de 13 ans ne pourront naviguer qu'avec un accompagnement parental direct, tandis que les 13-15 ans pourront ouvrir des comptes restreints soumis à des quotas de temps. De plus, les entreprises technologiques devront bloquer les fonctionnalités addictives, stopper la diffusion de fausses images sexuelles de jeunes filles générées par l'IA, et empêcher les agents d'intelligence artificielle de développer des liens émotionnels malsains avec les mineurs. Les plateformes récalcitrantes s'exposeront à des amendes allant jusqu'à 6 % de leur chiffre d'affaires mondial.

Tensions avec Donald Trump et impact mondial

Cette initiative européenne s'ajoute aux lois numériques phares du continent et suscite la colère de l'autre côté de l'océan. Le président américain, Donald Trump, a accusé Bruxelles de cibler intentionnellement les entreprises américaines et a menacé d'imposer de lourds droits de douane. En revanche, Ursula von der Leyen a souligné l'aspect sécuritaire et a averti que les modèles d'IA avancés permettront des cyberattaques d'une ampleur inédite, appelant à une coopération internationale.

La législation européenne marque un changement de paradigme mondial dans la supervision de plateformes telles que TikTok, Instagram et YouTube. À Bruxelles, on souligne que les préoccupations concernant la santé mentale des enfants transcendent les frontières, comme en témoigne le règlement géant de 18 milliards de dollars conclu par Meta aux États-Unis.

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