En raison de plaintes pour nuisances sonores : les enfants du moshav n'ont pas joué sur le terrain pendant 14 ans

Une injonction émise en 2012 interdisait l'utilisation du seul terrain de sport du moshav Ge'a suite aux plaintes des résidents. Le conseil a affirmé avoir effectué les ajustements nécessaires pour réduire le bruit, et le tribunal a accepté sa position. L'activité reprendra pendant des heures limitées.

Israel HayomAuteur : Avi Cohen
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En raison de plaintes pour nuisances sonores : les enfants du moshav n'ont pas joué sur le terrain pendant 14 ans
Photo : Israel Hayom / מגרש כדורסל. אילוסטרציה | צילום: אסנת קרסננסקי

Pendant 14 ans, le seul terrain de basket du moshav Ge'a, près d'Ashkelon, a été au centre d'une longue bataille juridique. Cela faisait suite aux plaintes de résidents affirmant que l'activité sur le terrain causait des nuisances sonores. Aujourd'hui, un tribunal a décidé de lever l'injonction qui interdisait l'utilisation du terrain, permettant ainsi aux enfants du moshav d'y retourner jouer, sous réserve du respect des restrictions d'horaires établies.

La procédure a débuté en 2012, lorsqu'une injonction a été émise à la demande des membres du moshav, interdisant toute utilisation du terrain de basket. À l'origine de cette injonction se trouvait l'avis d'un expert en bruit mandaté par le ministère de la Protection de l'environnement, qui avait déterminé que des mesures devaient être prises pour réduire le bruit provenant du terrain, notamment en rehaussant le mur acoustique et en réglementant les heures d'utilisation.

En 2021, le conseil régional de Hof Ashkelon a fait appel au tribunal pour demander l'annulation de l'injonction. Le conseil, par l'intermédiaire des avocats Yanir Gur et Shelly Harari du cabinet Ofer Shapir & Co., a fait valoir qu'il avait pleinement rempli les conditions fixées pour réduire les nuisances sonores et qu'il n'y avait donc plus aucune justification pour maintenir l'interdiction d'utiliser le terrain.

Le conseil a également souligné l'importance sociale et sanitaire de la réouverture du terrain, notant qu'il s'agit du seul terrain de sport du moshav permettant aux enfants de pratiquer des activités sportives.

En revanche, certains résidents du moshav se sont opposés à la levée de l'injonction, affirmant que les conditions fixées dans l'accord entre les parties et dans les décisions de justice n'avaient pas encore été pleinement remplies. Selon eux, la déclaration du conseil selon laquelle il a effectué les travaux requis ne suffit pas, et l'ensemble du mécanisme établi dans le cadre des procédures précédentes doit être respecté.

Au cœur de leur opposition se trouvait l'argument selon lequel un réexamen doit être effectué par des experts professionnels mandatés par le ministère de la Protection de l'environnement, afin de déterminer si les actions entreprises par le conseil ont effectivement permis de réduire le bruit.

La juge Sabin Cohen a rejeté l'argument selon lequel un avis supplémentaire était requis et a ordonné la levée de l'injonction interdisant l'utilisation du terrain. Dans sa décision, elle a déterminé que, conformément aux accords entre les parties, la levée de l'injonction était conditionnée à la mise en œuvre de toutes les instructions de l'expert et à la réception de l'approbation de l'ingénieur du conseil, et que ces conditions avaient effectivement été remplies.

Avec la réouverture du terrain, les heures d'ouverture continueront d'être conformes aux heures convenues et aux directives établies lors des procédures précédentes. La juge a ajouté que si, après la reprise de l'activité, les résidents estiment que des nuisances sonores persistent, ils ont la possibilité d'intenter une nouvelle action en justice.

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