Gadi Eisenkot défie Benjamin Nétanyahou pour un débat télévisé public

Gadi Eisenkot, dirigeant du parti Yashar!, a officiellement mis au défi le Premier ministre Benjamin Nétanyahou d'accepter un débat télévisé avant les élections.

Israel Hayom•Auteur : ביני אשכנזי
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Gadi Eisenkot défie Benjamin Nétanyahou pour un débat télévisé public
Photo : Israel Hayom / נתניהו ואיזנקוט במליאת הכנסת | צילום: אורן בן חקון

Le chef du parti Yashar! et ancien chef d'état-major de Tsahal, Gadi Eisenkot, a officiellement invité le Premier ministre Benjamin Nétanyahou à un débat télévisé public. Cet appel intervient à moins d'un mois des élections législatives à la Knesset et à la veille de la journée de commémoration nationale du massacre du 7 octobre.

Dans une lettre transmise par son parti, Eisenkot a proposé la tenue d'un débat retransmis en direct sur l'ensemble des médias israéliens. Les deux hommes seraient ainsi confrontés aux questions relatives aux dossiers les plus urgents de l'actualité politique et sécuritaire.

Un appel à la transparence et aux réponses

« Dans 23 jours, Israël tiendra ses élections les plus décisives à un carrefour critique pour sa sécurité et son avenir », est-il écrit dans le courrier. « Le 27 octobre, trois ans après la plus grave défaillance de l'histoire d'Israël, le peuple choisira un dirigeant. »

Eisenkot a vertement critiqué Nétanyahou pour son opposition à la création d'une commission d'enquête et pour le maintien du secret sur les protocoles relatifs aux événements du 7 octobre.

« Au nom du devoir de quiconque aspire à diriger, il faut donner des réponses directes et honnêtes aux électeurs. À la veille du jour commémoratif du massacre du 7 octobre, après le lourd tribut payé par le peuple israélien, il est juste d'obtenir des réponses claires, sans subterfuges ni mensonges. »

Réactions des camps politiques

Selon les modalités suggérées par Yashar!, le débat se veut équilibré et ouvert à tous les médias. L'animation serait confiée à des journalistes désignés par les rédactions des chaînes d'information, tandis que le format et le temps de parole seraient fixés d'un commun accord.

Réagissant à cette invitation, le directeur de campagne du Likoud, Tzvika Brot, a ironisé : « Salut. Gadi vient seul ou accompagné de Mansour Abbas, Tibi et Yaïr Golan ? »

Jonatan Urich, conseiller du Premier ministre, a quant à lui estimé : « Appeler à un débat à trois semaines du scrutin traduit de la panique. Apparemment, les sondages réels inquiètent aussi le camp d'Eisenkot. Nous poursuivons le combat, car c'est soit la droite, soit la Palestine. »

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