Des proches de Donald Trump poussent Gadi Eisenkot à remplacer Benjamin Netanyahu
Des proches de Donald Trump auraient incité Gadi Eisenkot à remplacer rapidement Benjamin Netanyahu. Fort du soutien de 67 députés, Eisenkot s'apprête à former un gouvernement d'urgence tandis que Netanyahu plaide pour l'union nationale.

Des proches du président américain Donald Trump auraient transmis à l'équipe de Gadi Eisenkot, dirigeant du parti Yashar!, un message l'exhortant à former rapidement un gouvernement pour remplacer le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu. Selon le journaliste Ben Caspit, intervenant dans l'émission Rencontre avec la presse sur la chaîne Keshet 12, le message adressé au camp d'Eisenkot était sans équivoque : « Installez un gouvernement maintenant, remplacez Bibi maintenant. »
Cette initiative intervient alors qu'Eisenkot consolide ses démarches pour bâtir une coalition alternative. Lors des consultations officielles à la résidence présidentielle, 67 députés de la Knesset ont recommandé Eisenkot, contre 46 pour Netanyahu. Le président Isaac Herzog devrait confier officiellement le mandat de formation au chef de Yashar! dès le début de la semaine. Eisenkot a présenté un plan prévoyant un exécutif d'urgence reposant initialement sur quatre formations sionistes — Yashar!, BeYachad, Les Démocrates et Israël Beytenou —, totalisant 48 sièges, avec un soutien extérieur potentiel des partis arabes.
Eisenkot a réaffirmé ses exigences fondamentales pour toute alliance : la reconnaissance d'Israël comme État juif et démocratique, le respect de la Déclaration d'indépendance, l'obligation d'un service militaire ou civique universel, ainsi que l'éradication du Hamas. Il a qualifié de situation périlleuse le maintien de Netanyahu à la tête d'un gouvernement de transition dépourvu de majorité stable.
En réaction, Benjamin Netanyahu a publié une vidéo appelant à la constitution d'un gouvernement d'union nationale élargi, avertissant qu'un cabinet soutenu par les partis arabes menacerait la sécurité nationale. Le parti Yashar! a vertement rejeté ces déclarations, les qualifiant de « discours hystérique » émanant d'un dirigeant dont le mandat touche à sa fin.





