Eisenkot exhorte la procureure générale à trancher l'affaire Braverman
Gadi Eisenkot demande à la procureure générale de statuer avant les élections sur le cas de Tzachi Braverman, soupçonné d'avoir altéré un protocole officiel du 7 octobre.
Le chef du parti Yashar !, Gadi Eisenkot, a demandé à la procureure générale de trancher dans l'affaire concernant Tzachi Braverman, ancien chef de cabinet du Premier ministre, avant les élections. Cette exigence fait suite aux informations concernant des modifications apportées par Braverman à l'horodatage d'un appel consigné dans un protocole officiel de la matinée du 7 octobre.
Les proches de Braverman ont rejeté ces accusations dans une déclaration au journal Israel Hayom, affirmant que le changement avait été effectué de bonne foi sur la base des informations dont il disposait à l'époque.
« Nous déplorons qu'il soit victime de propagande électorale », ont déclaré ses proches. « Ce dossier traîne depuis un an et aisé sur le bureau de la procureure générale, et ce seul fait suffit pour que toute personne honnête se demande ce qui se passe ici. »
Bonne foi ou altération des faits ?
Selon la version de l'entourage de Braverman, celui-ci a expliqué lors de son interrogatoire qu'il avait modifié l'heure de sa propre main à la suite d'un échange avec l'ancien secrétaire militaire du Premier ministre, le général de division (rés.) Avi Gil, à 06h33 le matin du 7 octobre.
Ils ont affirmé que lors de cet entretien, Gil avait indiqué à Braverman qu'il venait de s'entretenir avec le Premier ministre, ce qui l'avait conduit à penser qu'il s'agissait de l'appel mentionné dans le protocole. Ce n'est qu'ultérieurement, selon eux, qu'il est apparu qu'un autre échange avait eu lieu entre Gil et Benjamin Netanyahu à 06h40, un appel dont Braverman ignorait l'existence.
La police a enquêté sur Braverman soupçonné d'avoir modifié l'heure de l'appel entre Netanyahu et Gil dans le protocole, la faisant passer de 06h40 à 06h29. L'enquête s'est achevée en juillet 2025 et le dossier a été transmis au Parquet et à la procureure générale. Braverman a constamment nié toute infraction.
Eisenkot réclame de la transparence
Dans sa missive adressée à la procureure générale, Eisenkot a affirmé que ces récentes révélations s'inscrivent dans ce qu'il qualifie de « série de publications démontrant que la falsification et la manipulation de protocoles officiels constituent un mode opératoire systématique, mené au su et avec les directives du Premier ministre et de ses plus proches conseillers ».
« Il s'agit de soupçons portant sur les infractions les plus graves du code pénal, a fortiori lorsqu'il s'agit du Premier ministre et de son entourage », a-t-il écrit.
Eisenkot a demandé à la procureure générale de répondre à sa requête d'ici le 16 octobre, soulignant qu'il existe un impératif d'intérêt public évident à clarifier la situation avant la tenue du scrutin.