Drame à la Cour suprême : le sort des primaires du Likoud en suspens

La tension monte au sein du Likoud alors que la Cour suprême examine les recours déposés par plusieurs candidats. Ce soir, le parti saura si cette longue saga juridique touche à sa fin ou si l'incertitude plane toujours sur la tenue des primaires.

Now14Auteur : Mati Tuchfeld
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Drame à la Cour suprême : le sort des primaires du Likoud en suspens
Photo : Now14 / צילום: שרון לייבל, פלאש 90

La tension au sein du Likoud atteint son paroxysme alors que la Cour suprême entame l'audience concernant les recours déposés par divers candidats. Ce soir, le Likoud saura si cette longue saga juridique, qui a tenu en haleine ministres, députés et candidats de district, touche à sa fin ou si le drame ne fait que commencer.

Ce qui est en jeu, ce n'est pas seulement la décision de la Cour, mais l'existence même des primaires. L'avocat Ilan Bombach, représentant le mouvement, a averti qu'une décision prise ce soir pourrait entraîner un report de deux semaines, rendant la tenue des élections quasi impossible avant la date limite de dépôt des listes auprès de la Commission électorale centrale.

Un signe encourageant pour le respect du calendrier prévu lundi prochain est la décision de la juge Dafna Barak-Erez de tenir l'audience dès aujourd'hui. Toutefois, la date déterminante pour le Likoud reste celle du verdict. Une fois les procédures clarifiées — notamment sur la possibilité pour les députés de se présenter sur la liste nationale ou dans les districts — la direction du Likoud pourra lancer l'opération logistique majeure consistant à déployer 90 bureaux de vote pour 140 000 électeurs.

Dans sa décision, la juge Barak-Erez a écrit : « Compte tenu de la demande et des positions des parties, l'audience aura lieu aujourd'hui devant une formation à 21h00 ». Néanmoins, le fait d'avancer l'audience ne signifie pas nécessairement qu'une décision sera rendue ce soir. La formation peut se limiter à entendre les arguments avant de délibérer.

Au cœur du recours déposé par le député Afif Abd se trouve la question de savoir si les députés, ministres et vice-ministres en exercice peuvent se présenter dans les créneaux réservés aux districts et secteurs, ou si ces places doivent être réservées aux nouveaux candidats.

Selon un haut responsable du Likoud, sans décision aujourd'hui, la préparation logistique — impression des bulletins, recrutement du personnel — deviendra impossible, menaçant la tenue des élections avant l'échéance du 8 septembre.

L'enjeu politique est de taille. Les districts étaient historiquement destinés à permettre l'émergence de nouveaux visages. L'autorisation accordée aux élus en place de concourir dans ces zones modifie considérablement l'équilibre des forces, un sujet qui avait déjà provoqué de vives tensions lors de l'approbation du plan du ministre Haïm Katz par la commission constitutionnelle.

Pour rappel, le 16 juillet, le tribunal de district de Lod avait bloqué un vote sur ces changements pour des raisons procédurales. Bien que le Centre du Likoud ait fini par approuver le plan le 27 juillet, la clause autorisant les élus en place à se présenter dans les districts n'avait été adoptée qu'avec une majorité très courte de six voix, ouvrant la voie à la contestation juridique actuelle.

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