Drame au bureau d'exécution : une tentative d'arrestation contre son ex-mari se solde par une perte de 1,9 million de NIS
Une femme divorcée a exigé un mandat d'arrêt contre son ex-mari pour une dette de pension alimentaire de 1,9 million de NIS, mais le greffier de l'exécution a déterminé qu'il s'agissait d'une dette commerciale déguisée et a ordonné son annulation.

Un conflit de divorce complexe a failli conduire à l'emprisonnement d'un résident de la région de la Shefela, après que son ex-femme a tenté de faire exécuter un mandat d'arrêt pour une dette massive de pension alimentaire. Dans une décision récente, le greffier de l'exécution a ordonné de déduire environ 1,9 million de NIS du dossier de pension alimentaire. Le greffier a suivi les arguments de Me Zvi Vishengard, représentant le débiteur, et a déterminé que la source de la dette était constituée de prêts et de garanties commerciales, et non de pension alimentaire.
L'affaire a débuté lorsque l'entreprise du mari a fait face à de graves difficultés financières, sa femme étant enregistrée comme garante. Après leur divorce devant le tribunal rabbinique d'Ashdod, l'homme a eu du mal à payer la pension alimentaire. Parallèlement, la femme a reçu une demande de paiement de 1,5 million de NIS de la part des banques concernant ses garanties commerciales. Les ex-conjoints ont alors conclu un accord pour intégrer cette dette et un prêt supplémentaire de 400 000 NIS au dossier de recouvrement de pension alimentaire, accord validé par le tribunal rabbinique.
En septembre 2020, l'homme a entamé une procédure d'insolvabilité. Lors de la soumission des créances, l'ex-femme a insisté sur le fait que la somme totale relevait de la pension alimentaire, une dette non effaçable. Cependant, Me Vishengard a soutenu qu'il s'agissait d'une dette commerciale ordinaire. L'administratrice judiciaire, Me Ruth Schwartz, a confirmé cette classification. La femme n'a pas fait appel, et en novembre 2025, l'homme a obtenu une ordonnance de libération définitive.
Malgré cela, l'ex-femme a relancé les procédures de recouvrement et a obtenu un mandat d'arrêt. Me Vishengard a immédiatement déposé une demande de clôture du dossier au motif de « paiement effectué », arguant que la dette avait été incluse dans la libération. Le greffier Netanel Neeman a accédé à la demande, précisant que le simple fait de qualifier une dette de « pension alimentaire » ne change pas sa nature juridique réelle au regard des lois sur l'insolvabilité.
Me Zvi Vishengard, président du Comité sur l'insolvabilité du Barreau d'Israël, a conclu que la nature d'une dette est déterminée par son essence et non par son titre, soulignant qu'il est impossible de transformer des prêts commerciaux en pension alimentaire pour contourner la loi et priver un débiteur de son droit à un nouveau départ.





