Des parachutistes à la technologie : le recrutement pour les filières Haredi débute demain

Le recrutement pour les filières Haredi au sein de Tsahal débute demain, offrant des options de service dans le combat, la technologie et la logistique. Des unités comme la compagnie Hetz, la brigade Hashmonaim et le bataillon Netzah Yehuda sont déjà opérationnelles sur divers fronts. Les conditions de service sont adaptées au mode de vie Haredi conformément aux ordres de l'État-major.

Israel HayomAuteur : Yaakov Hershkovitz
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Des parachutistes à la technologie : le recrutement pour les filières Haredi débute demain
Photo : Israel Hayom / חיילים במסע הכומתה הראשון של החטיבה החרדית "החשמונאים" | צילום: אורן בן חקון

Le recrutement pour les filières Haredi au sein de Tsahal débutera demain (dimanche). Le système de défense propose une série de cadres adaptés au public Haredi, allant du service de combat dans les parachutistes, la brigade Hashmonaim et Netzah Yehuda, aux filières technologiques et logistiques. Toutes ces voies sont encadrées par un ordre de l'État-major afin de permettre un service significatif tout en préservant le mode de vie Haredi.

Filières de combat

Compagnie Hetz (Parachutistes Haredi)

La compagnie Hetz opère sous le 202e bataillon de la brigade des parachutistes. L'intégration est conditionnée par la réussite d'un processus de sélection comprenant des tests physiques et de personnalité évaluant l'endurance, la détermination et l'aptitude au combat.

Durant la guerre, la compagnie a opéré sur quatre théâtres différents : Judée et Samarie, bande de Gaza, Liban et Syrie, devenant la première unité Haredi à opérer sur l'ensemble de ces zones. Ses combattants ont participé à des opérations offensives, des arrestations, des missions de protection des frontières et à la récupération de corps d'otages dans le camp de réfugiés de Jabalia.

Brigade Hashmonaim

Le bataillon Yonatan, premier bataillon régulier de la brigade, opère depuis plus de six mois au sud du Liban. Les combattants ont œuvré sous la responsabilité des brigades territoriales 300 et 679 pour protéger les localités du Nord et détruire les infrastructures terroristes, dépôts d'armes et puits souterrains du Hezbollah. Ils ont également neutralisé des lanceurs pointés vers Israël et capturé un terroriste de la force Radwan.

Parallèlement, le bataillon Shimon, premier bataillon de réserve de la brigade, est en activité. Il se compose de diplômés de la filière « étape B » et de militaires Haredi issus d'autres cadres. Le bataillon a terminé sa formation et doit entrer en activité opérationnelle dans le secteur nord durant les fêtes.

La brigade propose également des cours professionnels adaptés : le quatrième cycle du cours de chefs d'escouade s'ouvre, tandis que les cadets du premier cours d'officiers de la brigade achèvent leur spécialisation dans la filière « Gefen ».

Bataillon Netzah Yehuda

Netzah Yehuda est le premier bataillon Haredi de Tsahal, créé pour permettre de combiner un service de combat significatif avec le respect du mode de vie religieux. La formation dure environ huit mois et permet d'atteindre un niveau de fusilier 07.

Durant la guerre, le bataillon a opéré à Gaza, en Judée, Samarie et au Liban, éliminant des centaines de terroristes. Ces dernières années, l'unité a évolué d'une force de sécurité courante vers un bataillon d'infanterie doté de capacités de manœuvre avancées, opérant actuellement au-delà du mont Hiram pour assurer la sécurité des habitants du Nord.

Filières technologiques et logistiques

Ma'alot Tzur

La filière « Ma'alot Tzur » opère au sein de la Direction de la technologie et de la logistique, permettant aux participants d'occuper des rôles contribuant à la préparation opérationnelle de Tsahal. Elle inclut une formation de base 00 et permet l'acquisition d'une profession.

Projet Yoav

Le « Projet Yoav » est également destiné à intégrer les soldats Haredi dans des rôles technologiques et logistiques. Il comprend une formation de base 02, fournit des connaissances professionnelles et une expérience permettant une intégration dans le travail opérationnel de l'armée.

Ce que toutes ces filières ont en commun, c'est la volonté de combiner les besoins de Tsahal avec des conditions de service permettant aux militaires Haredi de maintenir leur mode de vie, qu'ils soient au front ou dans des rôles techniques.

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