David D'Or et Amir Benayoun évoquent la musique, la foi et le shabbat
Les musiciens David D'Or et Amir Benayoun évoquent leurs parcours spirituels, l'industrie musicale et le rôle fondamental du shabbat dans leurs vies.

Dans une conversation profondément personnelle et introspective, les célèbres musiciens israéliens David D'Or et Amir Benayoun se sont réunis pour discuter de leurs parcours spirituels, des défis de l'industrie musicale et du rôle d'ancrage fondamental du shabbat dans leur vie.
L'ancre du shabbat dans un monde agité
Au milieu du bruit incessant de l'industrie musicale, les deux artistes considèrent le septième jour comme une ancre sacrée qui les reconnecte à eux-mêmes. « Une personne qui se produit le shabbat, je ne sais pas comment elle vit », déclare Benayoun. « Quand est-ce que tu te reposes ? Quand fais-tu le plein ? »
Pour Benayoun, les premiers souvenirs du septième jour sont profondément ancrés dans son enfance à Beer-Sheva, autour de la table de son grand-père feu Avraham. Bien que la vie l'ait propulsé sur le devant de la scène musicale israélienne, le prix à payer pour préserver ses valeurs n'a pas toujours été simple. Benayoun se rappelle la seule fois de sa carrière où il a cédé et s'est produit un shabbat :
« J'en ai payé le prix en tourments. Je me suis dit : "Pourquoi as-tu fait ça ?" J'étais en colère contre moi-même, et cela ne s'est plus jamais reproduit. »
Le retour à la simplicité de l'enfance
Lorsque David D'Or lui demande si son parcours a modifié sa perception du shabbat, Amir Benayoun exprime le désir de revenir en arrière. « J'essaie en quelque sorte de revenir à ce qu'il était. La simplicité », confie-t-il. D'Or partage ce sentiment, soulignant qu'il existe également pour lui quelque chose d'unique dans les moments qui précèdent l'entrée du shabbat, lorsque le changement se fait déjà sentir dans l'air.
Pour Benayoun, ce lien se perpétue à travers la jeune génération de sa famille. Les trois fils de son frère sont des chantons liturgiques. Lorsqu'ils reviennent de la synagogue chez ses parents, il décrit comment leur chant l'élève et raive en lui ces précieux souvenirs d'enfance.
Entre musique et foi
La discussion glisse naturellement vers la musique. Lorsqu'on l'interroge sur le talent musical de ses enfants, Benayoun répond qu'il n'y a pas vraiment de choix : « Le domaine les a choisis. » Il parle de lui-même de la même manière, considérant la création non pas comme un métier que l'on peut simplement mettre de côté, mais comme une force qui s'empare de vous.
Évoquant ses débuts, Benayoun se souvient des offres reçues pour se produire le shabbat à une époque où de nombreux concerts avaient lieu les vendredis soir et samedis. La tentation existait, mais après une unique entorse à ses principes, il décida de ne plus jamais recommencer.
En conclusion, Benayoun adresse un message à tous ceux qui souhaitent observer le shabbat mais éprouvent des difficultés : « Je voudrais que tout le monde sache ce que je me rappelle sans cesse : il faut savoir utiliser le shabbat comme un cadeau. Le shabbat est un cadeau. Le message est d'en prendre ce que l'on peut, car il est fait pour vous. »





