Crise à l'aéroport Ben Gourion : les élus locaux exigent un aéroport dans le Néguev

Des dizaines de maires et de chefs de conseils du Sud et du Nord ont interpellé les chefs de partis pour exiger l'inscription dans leurs programmes d'un engagement à construire un aéroport international dans le Sud. Ils demandent de s'accorder d'abord sur la localisation régionale, et de décider ensuite de l'alternative précise.

Israel HayomAuteur : Hodia Bushri
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Crise à l'aéroport Ben Gourion : les élus locaux exigent un aéroport dans le Néguev
Photo : Israel Hayom / בסיס נבטים. | צילום: לוקהיד מרטין

Sur fond d'élections approchantes et de crise à l'aéroport Ben Gourion, des dizaines de chefs d'autorités locales du Sud et du Nord se sont adressés aux chefs de partis pour exiger l'inscription dans les programmes électoraux d'un engagement explicite à construire le prochain aéroport international dans le Néguev. Cette démarche est particulièrement marquante au vu du différend aigu qui a eu lieu ces derniers mois dans le Sud autour de la question de savoir où l'aéroport sera construit — à Tziklag ou à Nevatim.

Dans une lettre transmise aux chefs de partis, les chefs des autorités locales appellent à s'engager dès maintenant à ce que le prochain aéroport d'Israël soit construit dans le Néguev.

« Nous, chefs des autorités du Sud et du Nord, vous appelons à vous engager dans le programme de votre parti à la construction du prochain aéroport international dans le Néguev », ont-ils écrit.

Selon eux, il s'agit d'une « démarche stratégique et historique d'importance nationale », qui renforcera la sécurité aérienne, créera des emplois, fera progresser le Néguev et permettra une répartition plus équilibrée des infrastructures nationales.

La lettre est signée par une longue liste de chefs d'autorités locales, dont le maire de Beer-Sheva, Ruvik Danilovich, le maire de Dimona, Benny Biton, le maire de Sdérot, Alon Davidi, le maire d'Ofakim, Itzik Danino, le maire d'Arad, Yair Maayan, ainsi que des chefs de conseils du Néguev, de la zone frontalière et du Nord.

Les chefs des autorités locales proposent même aux chefs de partis une formulation explicite à inclure dans le programme : « Le parti œuvrera à construire le prochain aéroport international dans le Néguev, dans le cadre du renforcement de la sécurité nationale et du développement du Sud ».

Cette demande commune ne résout pas le grand différend qui reste ouvert : où exactement dans le Néguev l'aéroport sera construit. Ces derniers mois, une lutte fait rage entre l'alternative de Tziklag et celle de Nevatim. Les partisans de Tziklag présentent l'emplacement comme un moteur de croissance significatif pour le Néguev occidental et comme un projet capable de créer des milliers d'emplois et de renforcer la région. En revanche, les opposants à cette alternative mettent en garde contre les dommages causés aux localités, à l'agriculture et à la qualité de vie dans la région.

Face à eux agit le quartier général « Décollons de Nevatim », qui promeut la construction de l'aéroport à proximité de la base de Nevatim et soutient qu'il existe déjà dans la zone des infrastructures aéronautiques significatives et qu'il est possible d'y développer un aéroport mixte civilo-militaire. En revanche, au fil des années, des objections sécuritaires et opérationnelles ont également été soulevées contre l'utilisation de Nevatim pour des besoins civils.

Ainsi, précisément au moment où la lutte entre Tziklag et Nevatim est encore loin d'être tranchée, les chefs des autorités locales tentent maintenant de créer un front commun face au système politique : obtenir d'abord l'engagement que le prochain aéroport restera dans le Sud — et poursuivre la bataille sur l'emplacement exact plus tard.

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