Inquiétude pour des familles israéliennes face au projet de GPA en Colombie
Des centaines de familles israéliennes en plein processus de GPA en Colombie s'inquiètent face à un projet de loi visant à interdire totalement cette pratique.
Des centaines de familles israéliennes engagées dans des processus de gestation pour autrui en Colombie font face à une incertitude grandissante alors que le pays envisage d'interdire totalement cette pratique. Bien qu'aucune interdiction définitive n'ait encore été votée, les pressions politiques et juridiques perturbent déjà les cliniques locales.
Menaces de Sanctions et Fermetures de Cliniques
Un projet de loi déposé au congrès colombien vise à interdire la GPA et à imposer des peines de prison de 10 à 16 ans pour les organisateurs et intermédiaires. Face à cette situation, la clinique CELAGEM a annoncé l'arrêt du recrutement de nouvelles mères porteuses. Cette décision plonge dans l'incertitude des dizaines de parents ayant déjà investi des sommes considérables.
Nous sommes déjà au milieu du processus. Nous avons payé, investi beaucoup d'argent et de temps, et nous comptions sur la naissance d'un nouvel enfant, témoigne Eyal Harel-Shamir, un père israélien accompagné par l'agence Tamuz.
Une Destination Prisée sous Pression
La Colombie était devenue une destination majeure pour les Israéliens en raison de coûts oscillant entre 70 000 et 80 000 dollars, soit deux fois moins qu'aux États-Unis. Chaque année, entre 600 et 800 couples israéliens entament des démarches de GPA à l'étranger.
Face aux menaces législatives, des agences comme Tamuz tentent de proposer des solutions de rechange, notamment en transférant les dossiers vers d'autres cliniques ou pays tout en subventionnant les frais de transition pour rassurer les familles.

