Une étude associe les sous-vêtements serrés à une baisse de la fertilité
Une étude menée en Chine auprès de plus de 26 000 hommes associe le port de sous-vêtements serrés à une baisse de la qualité du sperme et à des troubles de la fertilité.

Une vaste étude menée en Chine auprès de 26 836 hommes ayant consulté pour une évaluation de la fertilité à l'Hôpital affilié de l'Université des sciences et technologie de Chine relance le débat de longue date sur le choix des sous-vêtements masculins.
Les conclusions, publiées dans la revue scientifique Asian Journal of Andrology et relayées par la presse internationale, mettent en évidence un lien entre le port de sous-vêtements moulants et une altération des paramètres spermatiques, ainsi qu'une hausse des cas de dysfonctions sexuelles.
Les chercheurs ont comparé 21 221 hommes déclarant porter des sous-vêtements amples, tels que des caleçons, à 5 615 hommes privilégiant des sous-vêtements serrés, comme des slips ou des tangas, au cours des trois mois précédant l'examen.
Selon l'analyse, les adeptes de sous-vêtements moulants affichent une qualité de sperme inférieure, comprenant un volume séminal réduit, une quantité moindre de spermatozoïdes mobiles et un taux de formes normales inférieur de 48 %. En outre, les scientifiques ont relevé une augmentation du double de la prévalence des lésions de l'ADN spermatique, soit 10,7 % dans le groupe portant des sous-vêtements serrés contre 5,8 % seulement dans le groupe portant des sous-vêtements amples.
Mécanisme et perspectives
L'étude met également en lumière une prévalence accrue de troubles de l'érection et d'éjaculation précoce chez les porteurs de sous-vêtements serrés. Les auteurs émettent l'hypothèse qu'un vêtement moulant prolongé pourrait nuire à la sécrétion de testostérone, tout en soulignant le caractère préliminaire de cette observation.
Les chercheurs expliquent que ce phénomène serait lié à une élévation de la température dans le scrotum. Une spermatogenèse optimale requiert une température inférieure de 2 à 3 degrés Celsius à celle du corps.
Cependant, les auteurs tempèrent leurs conclusions en rappelant qu'il s'agit d'une étude observationnelle ne prouvant aucun lien de causalité direct. Les médecins rappellent que ces résultats, issus d'une population consultant en fertilité, ne peuvent être généralisés à l'ensemble de la population masculine sans analyses complémentaires.





