Les enfants du 7 octobre racontent la résilience dans un livre
Shira Geffen publie *Interdit aux monstres*, un recueil de contes écrits par des enfants déplacés de Kfar Aza et Nahal Oz, transformant le traumatisme du 7 octobre en un voyage poétique et résilient.

Un an après les événements tragiques du 7 octobre, l'autrice et dramaturge israélienne Shira Geffen a rencontré des enfants déplacés de leurs foyers des kibboutzim de Kfar Aza et Nahal Oz, dans le cadre d'un projet littéraire marquant. Intitulé Interdit aux monstres (Ein Knisa LaMiflotzot), ce nouveau recueil rassemble des histoires écrites par ces enfants eux-mêmes, parmi lesquels figurent les enfants d'Avraham Hananel Handy, coordinateur adjoint de la sécurité de Kfar Aza tombé en défendant sa communauté lors du samedi noir.
Cet ouvrage témoigne de la remarquable résilience de la jeunesse touchée par le traumatisme, transformant la peur, la perte de la maison et la réalité brutale de la guerre en récits fantastiques empreints de magie et de protection. À travers des créatures imaginaires et des pouvoirs secrets, les jeunes auteurs parviennent à surmonter les épreuves et à reprendre le contrôle de leur univers.
La force de l'imagination face à l'épreuve
Les textes réunis dans ce volume traduisent un profond cheminement psychologique menant de la vulnérabilité à l'autonomisation. Les espaces familiers se métamorphosent en refuges fortifiés dotés d'énergies élémentaires, d'ailes dorées et de boucliers protecteurs contre les menaces extérieures. Derrière la légèreté apparente des contes se cache un miroir saisissant de la nostalgie et de l'espoir.
« Mes petits animaux, revenez vers moi et tissons ensemble un monde où l'on peut grandir en paix, loin de la froideur du papier », exprime l'un des jeunes récits, illustrant toute la candeur et la force de gamins confrontés à l'exil.
Un témoignage culturel indispensable
Publié aux éditions Kineret Zmora-Bitan Dvir (160 pages), Interdit aux monstres offre bien plus qu'un simple livre de contes. C'est un document culturel intime sur une génération marquée par le 7 octobre, qui trouve dans la création artistique un refuge et une promesse de renouveau.



