Le bloc du changement prépare des mesures pour abroger les lois du gouvernement
Le bloc du changement planifie des actions législatives pour abroger des lois phares du gouvernement sortant, s'appuyant sur des commissions spéciales et des appuis parlementaires.

Avant même de parvenir à des accords sur la formation du prochain gouvernement, le bloc du changement planifie déjà ses premiers mouvements législatifs au sein de la nouvelle Knesset. Les partis de cette coalition envisagent de promouvoir la création de deux commissions spéciales chargées de préparer l'abrogation de deux lois phares du gouvernement sortant : la modification de la composition de la commission de sélection des magistrats et la division des prérogatives du procureur général.
Cette manœuvre parlementaire rappelle la stratégie adoptée par le gouvernement de droite lors de son accession au pouvoir, lorsqu'il avait instauré deux commissions spéciales pour permettre la nomination d'Aryé Déry comme ministre et le transfert de compétences du chef de la police au ministre de la Sécurité nationale désigné, Itamar Ben Gvir. Aujourd'hui, le bloc du changement entend utiliser le même outil parlementaire pour démanteler rapidement la législation judiciaire de ses prédécesseurs.
Malgré les divergences concernant l'identité du président de la Knesset, les équipes de négociation planchent activement sur les premières étapes de la nouvelle législature. Selon le plan établi, la commission de la Knesset devrait voir le jour peu après l'élection du président afin d'accélérer la création des commissions spéciales. En outre, le bloc prévoit de réclamer dans les prochaines semaines un nouveau vote sur la nomination du contrôleur de l'État, un processus qui aurait été entravé par le Likoud ces derniers mois.
Pour faire adopter l'abrogation des lois de la réforme, le bloc du changement devra s'appuyer sur les voix des députés des partis arabes. Bien qu'aucune négociation officielle ne soit menée à ce sujet, Yair Golan et ses collaborateurs servent de canal de coordination informel entre les parties. Les responsables du bloc estiment pouvoir réunir le soutien requis pour faire progresser ces initiatives sans heurts majeurs.
En revanche, deux dossiers cruciaux ont été exclus de ce plan d'action immédiat : la mise en place d'une commission d'enquête étatique sur le massacre du 7 octobre et l'avancement d'une loi sur la conscription militaire imposant le service au public haredi. Les représentants du bloc invoquent un calendrier serré pour justifier ce report, bien que des considérations politiques entrent vraisemblablement en ligne de compte.
En parallèle, les tractations se poursuivent au sein du bloc quant à l'identité du futur président de la Knesset. Des sources au sein des formations de Yaïr Lapid et Naftali Bennett ont transmis un message à Gadi Eisenkot proposant que Lapid occupe le perchoir à titre intérimaire. Cette formule permettrait à Eisenkot de se consacrer pleinement aux négociations de coalition pendant que Lapid dirigera l'activité parlementaire.





