La Commission électorale ne peut bloquer la publication des résultats
La Commission électorale centrale ne peut bloquer la publication des résultats de la Knesset, selon un avis juridique de l'Institut israélien de la démocratie.

La Commission électorale centrale n'a pas compétence pour retarder ou empêcher la publication des résultats des élections à la Knesset, même si ses membres refusent d'approuver la répartition des mandats. C'est ce qui ressort d'un avis juridique publié par l'Institut israélien de la démocratie, soulignant que la loi impose à la commission de publier les résultats dans les huit jours suivant le scrutin.
Une compétence limitée à la vérification
L'avis examine les pouvoirs de la plénière de la Commission électorale centrale, dont la composition reflète l'équilibre des forces au sein de la Knesset sortante. Selon les règlements électoraux, à la fin du septième jour suivant le vote, la direction de la commission comptabilise les suffrages et soumet les calculs à l'approbation de la plénière.
Les experts de l'institut soulignent que cette approbation est une formalité procédurale et non un pouvoir discrétionnaire. Les membres peuvent signaler des erreurs de calcul, mais ne sont pas habilités à bloquer la publication pour des motifs politiques.
Recours juridiques et saisine de la Haute Cour
La loi électorale prévoit une voie de recours spécifique permettant de contester les résultats devant le tribunal de district de Jérusalem dans les quatorze jours suivant leur publication officielle.
En cas de refus illégitime de publier les résultats, les experts estiment qu'il s'agirait d'un manquement administratif, nécessitant une saisine d'urgence de la Haute Cour de justice pour contraindre la commission à respecter ses obligations légales.





