Israël : Lieberman modère sa position face aux partis ultra-orthodoxes

Avigdor Lieberman a atténué son boycott des partis ultra-orthodoxes et jugé peu réaliste l'adoption immédiate d'une loi sur la conscription, marquant un net changement de ton après les élections.

Israël : Lieberman modère sa position face aux partis ultra-orthodoxes
Photo : דוברות ישראל ביתנו (Yisrael Beytenu Media)

Le chef d'Israël Beytenou, Avigdor Lieberman, a atténué sa position concernant une éventuelle coopération avec les partis ultra-orthodoxes, marquant un tournant notable quelques jours seulement après les élections. Lors d'un point presse, il a évité de réitérer son engagement de campagne excluant catégoriquement toute alliance avec les formations religieuses.

Un recul sur la loi de conscription

Lieberman, qui avait placé la lutte contre les exemptions du service militaire au cœur de sa campagne sous le slogan « 100 % pour les soldats, 0 % pour les réfractaires », a également qualifié le projet de loi sur la conscription de « peu réaliste » dans la situation actuelle. Il avait pourtant promis d'en faire la première mesure législative du prochain gouvernement.

Interrogé par un journaliste sur la hiérarchie de ses promesses électorales — incluant le refus de siéger avec Benyamin Nétanyahou, le rejet d'un gouvernement minoritaire et le boycott des partis arabes et ultra-orthodoxes —, Lieberman a placé le veto contre Nétanyahou et le gouvernement minoritaire au sommet de ses priorités, reléguant au second plan l'exclusion stricte des partis religieux.

Antécédents politiques et tensions

Durant toute la campagne, Lieberman avait vigoureusement rejeté toute alliance avec le Shas et Judaïsme unifié de la Torah, exigeant des sanctions sévères contre les réfractaires au service militaire et qualifiant la direction ultra-orthodoxe de sécessionniste.

Bien qu'il n'ait pas annoncé son intention de rejoindre un gouvernement incluant ces formations, son refus d'exclure formellement cette possibilité et sa flexibilité nouvelle sur le dossier du service militaire témoignent d'une inflexion tactique importante dans le paysage politique israélien.

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