Cambridge : le conseil municipal vote pour le désinvestissement des entreprises liées à Israël

Le conseil municipal de Cambridge a voté pour recommander aux fonds de pension de se désinvestir des entreprises fournissant du matériel militaire à Israël, rejetant en revanche un boycott commercial.

Cambridge : le conseil municipal vote pour le désinvestissement des entreprises liées à Israël
Photo d'illustration FilIsrael : AI Generated

Le conseil municipal de Cambridge, ville du Massachusetts abritant l'université Harvard et le MIT, a voté mercredi en faveur d'une mesure encourageant ses fonds de pension à se désinvestir des entreprises fournissant des équipements militaires et technologiques à Israël. Cette décision serrée fait suite à des débats houleux et à des pressions de militants pro-palestiniens ciblant de grands groupes de défense, notamment Elbit Systems, Palantir, Boeing, Lockheed Martin et GE Aerospace.

Portée par la conseillère municipale Aya Al-Zohbi, l'initiative visait initialement à adopter une liste de boycott inspirée du mouvement BDS. Toutefois, à la suite d'un compromis proposé par le maire adjoint Burhan Azeem, le conseil a convenu d'établir une liste municipale indépendante. Selon le groupe militant Cambridge for Palestine, les fonds de pension municipaux détenaient environ 24 millions de dollars d'investissements dans ces entreprises pour l'exercice 2025.

Si la mesure de désinvestissement a été adoptée, une proposition distincte visant à interdire les contrats d'achat municipaux avec ces entreprises a été rejetée de justesse. Le maire adjoint Azeem s'y est opposé, craignant de compromettre l'achat de services essentiels et d'équipements pour la police locale. Ce débat a profondément divisé la communauté, les dirigeants juifs et certains élus avertissant que cette résolution risquait d'encourager l'antisémitisme et d'isoler l'État hébreu.

Les opposants à la résolution ont souligné le risque d'exacerber les tensions locales et d'attirer l'attention indésirable de l'administration fédérale. La maire Sumbul Siddiqui a quant à elle défendu une question de responsabilité fiduciaire publique. Bien que Harvard et MIT restent des institutions indépendantes non concernées par ce vote, cette décision constitue un signal symbolique fort dans les débats locaux liés au conflit à Gaza.

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