La justice américaine valide le classement du CAIR comme groupe terroriste

Un tribunal fédéral américain a validé la désignation du CAIR comme organisation terroriste par la Floride. En réponse, le groupe a suspendu ses activités dans l'État, tandis que le débat juridique se poursuit.

La justice américaine valide le classement du CAIR comme groupe terroriste
Photo : Unsplash / Anil Baki Durmus

Un tribunal fédéral en Floride a rejeté la demande du Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) visant à suspendre sa désignation comme organisation terroriste domestique. Cette décision maintient la mesure en vigueur dans le cadre d'une offensive menée par le gouverneur Ron DeSantis contre le CAIR, les Frères musulmans et la mouvance Antifa. À la suite de ce verdict, l'organisation a annoncé la suspension de ses activités dans l'État.

Le juge fédéral Allen Winsor a rejeté la requête en injonction tout en accordant au groupe une protection juridique temporaire et limitée concernant la fourniture de services juridiques. Les autorités de l'État ont salué cette décision, la qualifiant d'étape majeure dans la lutte contre le terrorisme.

Un arsenal législatif renforcé

Cette mesure s'appuie sur une nouvelle législation floridienne permettant de qualifier des entités d'organisations terroristes locales et de leur imposer de strictes restrictions, notamment l'interdiction de tout financement public et de contrats institutionnels. Outre le CAIR, la Floride a également ciblé les Frères musulmans et le mouvement radical Antifa.

Ces initiatives étatiques font suite à des mesures similaires adoptées au Texas en novembre 2025 par le gouverneur Greg Abbott, qui avait qualifié le CAIR et les Frères musulmans d'organisations terroristes étrangères et de réseaux criminels transnationaux. Parallèlement, le président Donald Trump a signé un décret visant à évaluer le statut des branches des Frères musulmans en Égypte, au Liban et en Jordanie.

Controverses et réactions internationales

Se présentant comme un organisme de défense des droits civiques des musulmans américains, le CAIR fait l'objet de controverses de longue date en raison de soupçons de liens avec des réseaux islamistes. En Israël, le ministère de la Diaspora a exhorté en novembre 2025 le ministère de la Défense à réexaminer toute coopération, évoquant des recherches soulignant des liens présumés avec le Hamas et des déclarations de hauts responsables soutenant les attentats du 7 octobre. Le CAIR rejette catégoriquement l'ensemble de ces accusations.

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