Uriel Busso défend la position du Shas sur la conscription et l'État

Le député Uriel Busso (Shas) a défendu les propos d'Aryé Déry sur les réfractaires ultra-orthodoxes, affirmant que l'État a rompu le contrat historique avec le monde de la Torah. Il s'est dit confiant pour les élections de 2026.

Uriel Busso défend la position du Shas sur la conscription et l'État
Photo : נועם מושקוביץ, דוברות הכנסת (Noam Moskowitz, Knesset Spokesperson)

Le député Uriel Busso (Shas), ancien ministre de la Santé, est revenu sur la polémique entourant la conscription des ultra-orthodoxes et les propos du président de son parti, Aryé Déry, concernant ses petits-fils qualifiés de réfractaires. S'exprimant sur les ondes de la radio 103fm en vue des élections de 2026, Busso a affirmé que l'État avait rompu l'accord historique conclu avec le monde de la Torah, tout en assurant que le Shas régularisera le statut des étudiants en yéhiva dès le début de la prochaine législature.

Évoquant les sondages et les projections pour le scrutin à venir, Busso s'est dit convaincu que sa formation politique obtiendrait un score à deux chiffres, balayant d'revers de main les prédictions d'un affaiblissement électoral. Il a par ailleurs accusé des organisations de gauche d'avoir massivement investi financièrement dans des campagnes de dénigrement contre le Shas et la communauté ultra-orthodoxe au cours des quatre dernières années.

"Aryé Déry l'a répété dès le premier jour : ceux qui étudient la Torah doivent pouvoir continuer à le faire et ne peuvent être traités comme des délinquants dans la rue, tandis que ceux qui n'étudient pas doivent accomplir leur service militaire", a expliqué Busso, volant au secours des déclarations de son chef de parti. "Si l'on souhaite modifier le contrat qui unit l'État d'Israël au monde de la Torah depuis 70 ans, c'est une autre question, mais c'est bien l'État qui a rompu ce pacte."

Mettant en avant son propre parcours militaire en tant qu'officier ainsi que l'engagement de ses proches dans des fonctions exigeantes, Busso a insisté sur l'importance de préserver l'équilibre entre l'étude religieuse et la tradition nationale instaurée par David Ben-Gourion. Il a en outre mis en garde contre les risques d'une division au sein du bloc de droite, soulignant la nécessité d'une union face à une gauche organisée.

Abordant les alliances politiques, Busso a tenu à rappeler que le partenariat unissant le Shas au Premier ministre Benyamin Nétanyahou repose sur des convergences idéologiques fondamentales et non sur un suivisme aveugle. Il a souligné que la coalition a systématiquement œuvré pour faire barrage aux initiatives législatives progressistes menaçant l'identité juive d'Israël.

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