Une méthode d'imagerie cérébrale détecte le risque d'Alzheimer avant les tests mnésiques

Une étude publiée dans Science Advances dévoile une méthode d'analyse cérébrale capable de repérer les adultes à risque d'Alzheimer avant l'apparition des pertes de mémoire.

Une méthode d'imagerie cérébrale détecte le risque d'Alzheimer avant les tests mnésiques
Photo : Unsplash / jesse orrico

Une nouvelle étude publiée dans la revue Science Advances met en lumière une méthode d'analyse des scanners cérébraux susceptible d'aider à identifier des adultes âgés en bonne santé présentant un risque accru de développer la maladie d'Alzheimer, avant même que les tests de mémoire standard ne révèlent des anomalies. Les chercheurs ont divisé des adultes en bonne santé en deux groupes selon des schémas d'imagerie cérébrale. Au début, les deux groupes affichaient des scores de mémoire similaires, mais des divergences significatives sont apparues par la suite.

Élaboration du Modèle Prédictif

Le nouvel outil a été mis au point en comparant deux cohortes extrêmes : les « SuperAgers », des personnes de plus de 75 ans dont les performances mémorisiques dépassent celles d'individus d'âge moyen, et des patients diagnostiqués avec la maladie d'Alzheimer. Le modèle informatique a appris à identifier les schémas de connectivité cérébrale distinguant le plus nettement les deux groupes, s'étendant sur des zones régissant la planification, la mémoire et le contrôle émotionnel.

Par la suite, les chercheurs ont appliqué ce modèle à des adultes en bonne santé ne présentant pas de troubles mnésiques. Les résultats ont indiqué que le groupe dont le profil cérébral s'apparentait davantage à celui des patients atteints d'Alzheimer subissait un déclin cognitif plus rapide. Les membres de ce groupe ont également accumulé davantage de protéine bêta-amyloïde, liée à la pathologie, et présentaient un risque supérieur d'évolution vers des troubles cognitifs légers.

Perspectives Cliniques

Les auteurs soulignent qu'il s'agit pour l'instant d'un outil de recherche et non d'un test diagnostique disponible en cabinet. À l'avenir, un tel examen pourrait fonctionner de manière similaire à un dosage de cholestérol, servant de signal d'alarme justifiant un suivi médical renforcé. L'observation centrale démontre que deux personnes peuvent obtenir des résultats identiques à un test de mémoire tout en recelant des profils cérébraux différents.

Bien que des recherches de plus grande envergure soient nécessaires pour valider ces conclusions avant toute application clinique, ces travaux soulignent que les tests de mémoire seuls risquent d'ignorer les signaux d'alerte les plus précoces, faisant de l'imagerie cérébrale une voie prometteuse pour la prévention.

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