Ben Shelton et le rêve américain à l'US Open

Porté par son charisme et sa puissance, l'Américain Ben Shelton s'impose comme le nouveau visage du tennis américain en quête d'un titre historique en Grand Chelem.

Israel HayomAuteur : Michael Ben Baruch
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Ben Shelton et le rêve américain à l'US Open
Photo : Israel Hayom / בן שלטון | צילום: AP

L'US Open repousse chaque année les limites pour transformer le tennis en un événement bien plus vaste que le sport lui-même. Près de cent créateurs de contenu ont eu accès aux installations cette année, transformant le complexe en une véritable arène virale. Le tournoi de double mixte traditionnel a été repensé en un format court lors de la semaine des supporters, réunissant les plus grandes stars du simple dans des duos improbables.

Mais sous les projecteurs aveuglants se cache une société entrepreneuriale, compétitive et rigoureuse. Si l'Amérique veut briser sa disette de 23 ans sans vainqueur américain en Grand Chelem chez les hommes, elle se doit de fabriquer un héros à son image : jeune, fier, sûr de lui, charismatique et hautement divertissant. Ben Shelton endosse ce rôle à la perfection.

Né sous les projecteurs

Shelton est issu d'une lignée prestigieuse. Son père, Bryan Shelton, a atteint la 55e place mondiale avant de devenir un entraîneur universitaire à succès, et sa mère, Lisa, fut une joueuse émérite. Passé professionnel en 2022 après avoir remporté le championnat universitaire, Shelton a immédiatement électrisé le circuit avec sa célébration emblématique du coup de fil raccroché.

En 2023, lors de sa demi-ginale à l'US Open face à Novak Djokovic, ce dernier lui a même emprunté sa célébration après sa victoire. Loin de s'en offusquer, Shelton a rappelé qu'« il n'y a pas de plus grand compliment que l'imitation ». Sa relation médiatique avec la star du football américain Trinity Rodman, fille de la légende de la NBA Dennis Rodman, renforce encore son statut d'icône populaire.

Bien plus qu'un simple spectacle

Il serait réducteur de voir en lui un simple amuseur public. Shelton a triomphé cette année sur toutes les surfaces et atteint sa première finale en Grand Chelem. Réputé pour sa puissance au service, il a considérablement diversifié son jeu, bonifiant son revers et sa lecture tactique. Carlos Alcaraz l'a qualifié de « monnaie rare » et de joueur féroce après sa défaite en quarts de finale.

L'heure est désormais venue pour Shelton de briser la malédiction américaine. De l'autre côté du filet se dresse toutefois une machine allemande redoutable d'efficacité : Alexander Zverev.

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