La communauté juive de Belgique face à une recrudescence alarmante de l'antisémitisme
Depuis le 7 octobre 2023, la communauté juive de Belgique fait face à une recrudescence alarmante de l'antisémitisme, marquée par des agressions, des discriminations et le silence des organisations progressistes.

La communauté juive de Belgique fait face à une métamorphose inquiétante depuis le 7 octobre 2023. Ce qui était autrefois une existence européenne paisible est devenu une réalité où la peur, l'hypocrisie institutionnelle et la normalisation de la haine menacent les valeurs démocratiques. Les témoignages de quatre personnalités belges — une enseignante, un assistant médical d'Anvers, une militante et une sénatrice — brossent le tableau sombre d'une société où l'antisémitisme est sorti de l'ombre.
Dans les écoles publiques de Bruxelles, Chaya Nicholas, enseignante de 46 ans, subit des doubles standards flagrants. Des collègues affichent ouvertement des keffiehs et critiquent Israël, tandis que Nicholas a été menacée de licenciement pour une photo personnelle sur Facebook. L'an dernier, elle a subi une agression physique violente de la part d'un élève qui lui a endommagé la cornée, le personnel de l'école minimisant l'acte sans appeler les secours.
À Anvers, Avigdor Goldberg, assistant médical de 44 ans, estime que la sécurité dans les rues est une illusion. Malgré la présence militaire devant les synagogues, les quartiers regorgent d'affiches anti-israéliennes. En 2025, Goldberg a été délibérément renversé par un cycliste à la sortie de la synagogue, subissant de graves fractures.
Mytal Nehemiah, créatrice de contenu politique de 40 ans, observe une détérioration de la sécurité publique et une explosion de la haine en ligne, tandis que la sénatrice et secrétaire générale de l'Institut Jonathan, Viviane Teitelbaum, déplore la trahison morale des organisations de défense des droits humains et féministes restées silencieuses après le 7 octobre.





