Polémique au Néguev : la journaliste Ayala Hasson présente ses excuses
La journaliste Ayala Hasson s'est excusée après une vive polémique sur ses propos concernant les femmes bédouines du Néguev. Le comité d'éthique de Kan a annoncé l'ouverture d'un examen interne.

La journaliste chevronnée et présentatrice de Kan 11, Ayala Hasson, a présenté ses excuses à la suite d'une vive polémique déclenchée par des propos tenus lors d'une interview radiophonique concernant les femmes bédouines du Néguev.
La controverse est née d'une intervention sur les ondes de la radio Galei Yisrael, où Hasson a abordé les résultats électoraux et la possibilité d'une coalition s'appuyant sur les partis arabes. Au cours de l'entretien, elle a évoqué la polygamie et les violences conjugales au sein de la communauté bédouine, formulant des généralisations sur la vie familiale des femmes.
Ces déclarations ont immédiatement suscité l'indignation d'organisations de défense des droits civiques, de mouvements de femmes et de responsables locaux. Des associations telles que Sikkuy-Afulok, le Centre I'lam, ainsi que le Forum des chefs de collectivités locales bédouines du Néguev, ont saisi le directeur général du radiodiffuseur public Kan, Golan Yochpaz, pour exiger des explications et des excuses publiques.
Face à l'ampleur des protestations, la journaliste a publié un message sur le réseau X affirmant qu'elle n'avait nullement l'intention de blesser qui que ce soit et présentant ses excuses les plus sincères aux personnes offensées. Néanmoins, la formulation de cette mise au point a elle aussi été critiquée, certains observateurs estimant qu'elle éludait un véritable désaveu de ses propos initiaux.
Cette affaire relance le débat sur la réalité de la polygamie dans la région. Selon un rapport du Contrôleur de l'État publié en avril 2026, 16 256 femmes vivaient dans des structures familiales polygames, soit une hausse d'environ 16 % par rapport aux données précédentes. Par ailleurs, des chiffres du Bureau central des statistiques présentés à la Knesset indiquent qu'environ 15 % des hommes musulmans avec enfants dans le district Sud sont concernés par des suspicions de polygamie.
Du côté du radiodiffuseur public, la direction a annoncé que le comité d'éthique interne, présidé par le Dr Uri Paz, se réunira pour examiner les aspects déontologiques de cette affaire et publiera ses conclusions au terme de l'enquête.





