Échos Mortels : Comment les Dirigeants Éliminés Restent Actifs en Ligne
Les comptes sur les réseaux sociaux de dirigeants de l'axe chiite éliminés restent actifs, gérés par des équipes pour propager de la propagande bien après leur mort.

L'élimination de hauts responsables de l'axe chiite pro-iranien ne signifie pas la disparition de leur présence sur les réseaux sociaux. Si des figures telles que Hassan Nasrallah ne possédaient pas de comptes personnels, de nombreux commandants et dirigeants en Iran, au Liban, en Irak et au Yémen laissent derrière eux des traces numériques gérées par des équipes de communication. Ces comptes continuent de relayer des messages hostiles bien après la mort de leurs propriétaires.
Des Machines de Propagande Actives
Les comptes appartenant à des personnalités décédées conservent souvent des millions d'abonnés et fonctionnent comme de véritables outils de propagande. Par exemple, le compte X attribué à l'ancien Guide suprême iranien Ali Khamenei continue de publier des contenus réguliers, ciblant notamment les interventions israéliennes sur la scène internationale. De même, les canaux de communication associés à des personnalités éliminées lors d'opérations militaires restent alimentés par des équipes de l'ombre.
Le Cas des Faux Journalistes
Un autre phénomène marquant concerne des agents qui dissimulaient leurs activités militaires derrière des fonctions médiatiques. Ali Shoayeb, présenté par Tsahal comme un membre de la Force Radwan du Hezbollah se faisant passer pour un journaliste d'Al-Manar, a été éliminé en mars. Malgré cela, sa chaîne Telegram suivie par plus de 63 000 personnes continue de diffuser des publications sous l'intitulé du « journaliste martyr ».
« Ils sont éliminés, mais les comptes demeurent, continuant de propager des messages auprès d'un public suffisamment vaste pour exercer une réelle influence. »
Ces équipes de gestion numérique prouvent que dans les conflits modernes, l'influence en ligne survit à l'élimination physique des dirigeants.





