Portes ouvertes et résilience : une famille fait de sa maison un sanctuaire
Depuis le 7 octobre, la maison de la famille Avni à Tkuma est devenue un havre d'accueil pour les soldats de Tsahal et les survivants, incarnant une résilience remarquable.

Dans le moshav de Tkuma, la porte de la famille Avni a toujours été ouverte. Bien avant la guerre et bien avant la fête de Souccot, leur maison était un lieu de rassemblement pour la famille, les amis et les invités. Mais après le 7 octobre 2023, cette hospitalité a pris un sens profondément différent.
Lorsque l'offensive terroriste du Hamas a commencé, le mari de Reut, officier de renseignement de Tsahal, s'est préparé à partir. Au même moment, des survivants fuyant le massacre du festival Nova sont arrivés sur le pas de leur porte pour chercher refuge. Reut, son mari et leurs quatre enfants les ont abrités, leur offrant sécurité et aide pour contacter leurs familles dans le chaos.
Un refuge pour les soldats de Tsahal
Le 8 octobre, Reut et les enfants ont évacué vers le nord, rejoignant d'autres résidents déplacés de l'enveloppe de Gaza, tandis que son mari entamait son service de réserve. Pourtant, leur maison à Tkuma est restée active. Leur fille ainée est restée sur place pour aider les soldats opérant dans la zone. Bientôt, les militaires ont commencé à affluer régulièrement pour prendre un café, une douche chaude et trouver un endroit où dormir.
Reut raconte avoir immédiatement dit aux troupes : « La maison est ouverte, entrez et installez-vous. » Au début, les soldats hésitaient, dormant parfois par terre pour ne pas déranger. Finalement, la résidence Avni a fonctionné comme une communauté solidaire, mêlant harmonieusement vie de famille et repos militaire.
Soutien continu et réhabilitation
Même après leur retour définitif à la maison, Reut et son mari ont choisi de garder leurs portes ouvertes aux soldats ayant besoin d'une pause loin du front. La maison continue d'offrir un sanctuaire, renforçant un lien unique entre la famille et les défenseurs.
Parallèlement, Reut s'est engagée dans le service de réserve au sein de la brigade de Jérusalem, tandis que son mari se consacre à sa réhabilitation après des blessures à la jambe et un stress post-traumatique lié à la guerre en cours. Il met désormais son expérience au service d'autres vétérans.
« Tant qu'il y a un besoin, nous sommes là », affirme Reut, soulignant que l'ouverture de leur maison est la suite logique de leurs valeurs de toujours.





