Arnaque aux prêts sur Telegram : une jeune femme du sud volée et victime de chantage
Une jeune femme ayant sollicité un prêt de 24 000 shekels via Telegram a été dévalisée par deux individus juste après avoir retiré l'argent à la banque. Le prêteur exige désormais le remboursement de la somme, faisant peser un chantage sur la victime.

Une jeune résidente du sud d'Israël a été victime d'une escroquerie après avoir cherché à obtenir un prêt sur Telegram. Après avoir sollicité 24 000 shekels, elle a été instruite par un administrateur de groupe de retirer les fonds dans une agence bancaire via un code de retrait sans carte. Selon leur accord, elle devait conserver 10 000 shekels et transférer le solde à une tierce personne.
« Je voulais un prêt, on m'a dit de contacter quelqu'un sur Telegram, en m'assurant qu'il s'agissait d'une procédure classique », a raconté la victime aux forces de l'ordre.
Peu après avoir retiré l'argent au distributeur, deux suspects l'ont abordée. Une lutte physique a éclaté, au cours de laquelle les malfaiteurs ont réussi à lui arracher la totalité des 24 000 shekels.
« Soudain, deux personnes sont venues vers moi et ont exigé l'argent. J'ai demandé : « Quel argent ? ». Ils ont répondu : « Celui que tu viens de retirer ». J'ai essayé de résister, mais ils ont simplement pris les 24 000 shekels dans ma poche », a décrit la jeune femme.
L'affaire a pris une tournure plus sombre lorsque le « prêteur » a contacté la victime après le vol, exigeant le remboursement intégral de la somme sous prétexte qu'elle n'avait pas effectué le transfert convenu, la plaçant ainsi dans une situation de chantage.
Yaakov Hershkovitz, enquêteur au commissariat de Kiryat-Gat, a appelé le public à la plus grande vigilance : « Nous exhortons les citoyens à faire preuve de prudence lors de transactions ou de demandes de crédit auprès d'inconnus, en particulier via les réseaux sociaux ».
La police et l'Autorité des marchés financiers soulignent que ce cas n'est pas isolé. De nombreux groupes Telegram proposent actuellement des prêts à des personnes dont les comptes sont restreints, voire à des mineurs.
« Ce phénomène prend une ampleur inquiétante ces dernières années », a expliqué Eli Tubul, directeur de la division des services financiers réglementés à l'Autorité des marchés financiers. Selon les estimations, le marché noir du crédit en Israël brasse des centaines de millions de shekels par an, représentant un danger réel pour les citoyens qui se tournent vers des circuits non réglementés.




