Retard de vol : le tribunal d'Afoula statue sur la responsabilité
Le tribunal d'Afoula a jugé que les passagers doivent vérifier les alertes de vol nocturnes, rejetant une plainte en indemnisation contre la compagnie aérienne Arkia.

La compagnie aérienne israélienne Arkia fait face ces derniers mois à une série de plaintes et de litiges concernant des retards, des annulations et des modifications de vols sans préavis.
Le tribunal des créances de faible montant d'Afoula a récemment rejeté une demande d'indemnisation déposée contre Arkia par un passager, établissant un précédent important pour les voyageurs : la responsabilité de s'informer des changements d'horaires incombe au passager, y compris lorsque la compagnie envoie une notification tard dans la nuit, selon des informations publiées par la presse.
Le plaignant et sa famille s'étaient rendus à l'aéroport aux premières heures pour un vol vers Barcelone. Initialement avancé à 09:00, le vol n'a finalement décollé qu'à 19:15 après une succession de reports. Le passager réclamait une indemnisation au motif que le retard dépassait huit heures, ainsi que le remboursement de frais de location de voiture et des dommages et intérêts pour préjudice moral.
Le cœur du litige juridique portait sur le point de départ pour calculer la durée du retard. Selon la loi sur les services aériens, un retard supérieur à huit heures équivaut à une annulation de vol et donne droit à une indemnisation financière automatique comprise entre 1 530 et 3 670 shekels selon la distance. Alors que le passager exigeait le calcul à partir de l'horaire matinal modifié et qu'Arkia proposait l'heure initiale du billet, la greffière principale Maya Blau a jugé que le point de départ devait être la dernière mise à jour communiquée au voyageur.
Arkia ayant prouvé qu'un SMS et un courriel avaient été envoyés la veille du départ, vers 22:40, informant du report à 13:30, la magistrate a rejeté l'argument selon lequel il était déraisonnable d'attendre une vérification nocturne. Le tribunal a ainsi affirmé l'obligation pour le passager de consulter ses messages avant le départ, en particulier pour un vol ayant déjà subi des modifications. Calculé à partir de l'horaire actualisé (13:30) jusqu'au décollage effectif (19:15), le retard s'élève à cinq heures et quarante-cinq minutes, un délai ouvrant droit à une assistance mais inférieur au seuil de huit heures.
Les autres chefs de préjudice, incluant la location de voiture à l'étranger et le préjudice moral, ont également été rejetés, la magistrate estimant que les services d'assistance légaux ne couvrent pas ces frais indirects sans preuve explicite. Cette décision met en lumière une faille persistante dans la législation quant au mode de calcul des retards multiples.





