Visite surprise du président libanais Joseph Aoun à Nababieh

Le président libanais Joseph Aoun s'est rendu à Nababieh pour affirmer la souveraineté de l'État dans un bastion du "Hezbollah", appelant à renforcer la présence militaire.

MaarivAuteur : Eli Leon
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Visite surprise du président libanais Joseph Aoun à Nababieh
Photo : Maariv / נשיא לבנון ג'וזף עאון מבקר בנבטיה בדרום לבנון | צילום: רשתות ערביות

Le président libanais Joseph Aoun a effectué une visite surprise samedi dans la ville de Nababieh, dans le sud du pays, considérée comme un bastion clé du "Hezbollah". Accueilli sous haute sécurité, il s'est rendu dans les bureaux du gouvernement local, quelques jours après avoir ordonné de renforcer la présence militaire dans la région.

Cette visite intervient dans un contexte délicat, marqué par des frappes israéliennes et un débat interne sur le contrôle effectif du sud du Liban. Jeudi, M. Aoun avait insisté sur le fait que l'État devait réaffirmer son autorité dans cette zone frontalière.

Renforcement de l'autorité de l'État

Au cours de sa visite, le président a souligné que les institutions étatiques doivent garantir aux habitants du Sud les conditions nécessaires pour rester chez eux. Il a appelé l'ensemble des ministères à participer à cet effort national.

Le moment est venu pour l'État de revenir dans le Sud. C'est la responsabilité de nous tous et notre devoir envers notre peuple, a déclaré M. Aoun.

Ces derniers jours, les forces de sécurité libanaises ont intensifié leurs patrouilles et mis en place des barrages routiers à Nababieh pour rassurer la population et combler les vides sécuritaires.

Enjeux sécuritaires et diplomatiques

Abordant la situation frontalière, M. Aoun a affirmé que tout vide sécuritaire dans le sud sert de prétexte aux attaques et porte atteinte à la souveraineté nationale. Il a également vivement critiqué les opérations militaires israéliennes, les qualifiant d'injustifiées.

Par cette visite de terrain, la présidence libanaise cherche à projeter l'image d'un État souverain dans une région traditionnellement influencée par le "Hezbollah", tout en envoyant un message clair aux médiateurs internationaux.

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