La contrebande d'animaux depuis le Mexique menace les USA d'un parasite

Une enquête de Reuters révèle un trafic continu de chevaux et de bétail à la frontière américano-mexicaine. Les autorités redoutent la propagation d'un parasite mangeur de chair.

Israel HayomAuteur : Reuters
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La contrebande d'animaux depuis le Mexique menace les USA d'un parasite
Photo : Israel Hayom / הברחות סוסים בגבול מקסיקו-ארה"ב | צילום: רויטרס

Une enquête de l'agence de presse Reuters publiée samedi révèle que la contrebande de chevaux et d'autres animaux du Mexique vers les États-Unis se poursuit le long de la frontière, contournant les contrôles vétérinaires, les certificats sanitaires et les périodes de quarantaine requis par la loi américaine.

Les autorités craignent que les animaux transportés illégalement ne favorisent la propagation d'un parasite mangeur de chair appelé lucilie bouchère (New World screwworm), qui se nourrit des tissus vivants des animaux.

Saisies à la frontière et enjeux financiers

Fin mai, des policiers près de la ville de Redford, au Texas, ont intercepté une remorque transportant six chevaux qui avaient traversé illégalement le Rio Grande depuis le Mexique. Bien que ces chevaux n'aient pas été infectés par le parasite, cette affaire illustre la difficulté pour les autorités de surveiller le transport d'animaux dans les zones frontalières isolées.

Dans le comté de Presidio, au Texas, plus de 50 chevaux de contrebande ont été saisis au cours des deux dernières années. Selon un enquêteur, les chevaux de contrebande peuvent être vendus sur le marché noir pour au moins 30 000 dollars l'unité, les trafiquants évitant ainsi les taxes, les formalités administratives et les frais d'inspection vétérinaire.

Résurgence du parasite

Le parasite a déjà été détecté cette année chez des bovins aux États-Unis, après avoir disparu du pays pendant des décennies. Selon Reuters, les autorités ont confirmé 48 cas dans le pays jusqu'à présent, mais les experts craignent que le nombre réel ne soit plus élevé, notamment parce que les animaux de contrebande ne subissent aucun test.

Les experts avertissent que les animaux infectés peuvent transmettre le parasite sur des distances bien plus grandes que celles qu'il atteindrait naturellement. Au Mexique, plus de 2 000 cas de ce parasite chez les chevaux ont été diagnostiqués depuis le début de l'épidémie en 2024.

Un trafic diversifié

L'inquiétude ne se limite pas aux chevaux. Selon Reuters, les autorités américaines ont également intercepté ces dernières années des chiens destinés à des combats illégaux, du bétail et même des animaux exotiques, notamment des singes, des ours et des tigres, dans le cadre de trafics le long de la frontière.

Un danger mortel pour les animaux et l'homme

Bien que la principale préoccupation soulevée par l'enquête de Reuters soit le risque d'une épidémie parmi le bétail, le parasite est également dangereux pour l'homme.

Le processus d'infestation commence lorsqu'une mouche pond des œufs sur des plaies ou des zones de peau endommagées. Après l'éclosion, les larves pénètrent dans les tissus vivants et s'en nourrissent, provoquant de graves lésions et des infections. Dans les cas les plus graves, l'infection peut engager le pronostic vital.

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