Affaire du viol à l'hôtel « Mer Rouge » : l'appel des deux principaux accusés majeurs rejeté

La Cour suprême a rejeté l'appel de deux adultes responsables du viol collectif d'une mineure à Eilat en 2020, confirmant leurs peines de prison. Les peines des appelants mineurs et d'un autre adulte ont été réduites.

MaarivAuteur : Gilad Morag
Source
Affaire du viol à l'hôtel « Mer Rouge » : l'appel des deux principaux accusés majeurs rejeté
Photo : Maariv / המלון בו על פי החשד בוצע האונס באילת | צילום: עצמי

La Cour suprême a rendu sa décision concernant les appels des accusés dans l'affaire du viol d'une mineure de 16 ans à l'hôtel « Mer Rouge » à Eilat. L'appel de l'accusé principal et d'un autre adulte a été rejeté, et ils resteront en détention prolongée. Toutefois, les peines des participants mineurs à l'affaire ont été réduites.

Une série d'appels a été déposée par un groupe d'accusés ayant pris part à des actes de viol, de complicité de viol et d'attentats à la pudeur dans des circonstances aggravantes, commis le 12 août 2020.

Les juges de la Cour suprême Alex Stein, Khaled Kabub et Ruth Ronen ont rejeté l'appel de l'instigateur du viol collectif, Asi Rafailov de Hadera, condamné à 22 ans de prison ferme. La Cour a noté que, bien que la peine soit très sévère, elle reflète la gravité des crimes commis et leurs conséquences. Il en a été décidé de même pour un autre adulte, Elizer Mairov de Hadera, condamné à 14 ans de prison.

La Cour suprême a souligné que, malgré le sentiment de choc, les peines doivent être prononcées en vertu de la loi. Il a été précisé que, bien qu'il soit approprié de faire preuve de sévérité envers les mineurs commettant des infractions sexuelles collectives, le durcissement de la politique pénale doit se faire progressivement, en accordant une place centrale à la réhabilitation.

À la lumière de cette politique, les peines des appelants mineurs ont été modérément réduites. Concernant l'un des appelants majeurs, la Cour a estimé, avec l'accord de l'État, qu'il devait être acquitté de la complicité de viol et reconnu coupable uniquement d'attentats à la pudeur. Sa peine a été considérablement réduite. De plus, l'un des mineurs, qui n'était pas entré dans la chambre, a été reconnu coupable d'une infraction moindre, sa peine étant convertie en travaux d'intérêt général et en une ordonnance de probation.

La Cour suprême a insisté sur le fait que la plaignante était dans un état de désorientation totale excluant tout consentement. Les juges ont rappelé qu'un comportement libre ou provocateur, y compris l'ivresse, ne justifie en aucun cas une agression sexuelle. Toute agression commise sans consentement total est une infraction pénale grave.

Dans un appel direct à la victime, la Cour suprême a affirmé que la responsabilité incombe entièrement aux agresseurs. La Cour a exprimé l'espoir que ce verdict aidera la victime dans son processus de réhabilitation et lui permettra de reprendre le cours de sa vie la tête haute.

Dans la même rubrique