Accusations, démentis et enquête : La tension entre l'Irak et l'Arabie saoudite

Après que Riyad a affirmé avoir déjoué des drones lancés depuis l'Irak, Bagdad a ouvert une enquête officielle et s'est tourné vers les Saoudiens pour obtenir des informations. Les milices pro-iraniennes ont nié les allégations en bloc.

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Accusations, démentis et enquête : La tension entre l'Irak et l'Arabie saoudite
Photo : Israel Hayom / מטוסי קרב בתרגיל צבאי (ארכיון). צילום: משרד ההגנה הסעודי

Un haut responsable irakien a déclaré mercredi au journal qatari « Al-Araby Al-Jadeed » qu'« une commission d'enquête des ministères de la Défense et de l'Intérieur ainsi que des services de renseignement a commencé à enquêter sur la déclaration de l'Arabie saoudite concernant des drones qui ont attaqué son territoire et ont été lancés depuis l'Irak ». Le responsable a indiqué que la commission a immédiatement contacté la partie saoudienne pour demander des informations supplémentaires et lui a proposé de participer à l'enquête.

Hier, le ministère saoudien de la Défense a annoncé avoir déjoué des attaques de drones qui tentaient de frapper des installations pétrolières dans deux régions de l'est du royaume et à Riyad. Le communiqué précise que les systèmes de défense aérienne ont intercepté les appareils lancés depuis le territoire irakien par des organisations terroristes affiliées à l'Iran. Il a également été souligné que l'Arabie saoudite se réserve le droit de répondre dans le cadre de la légitime défense.

Suite à cela, le gouvernement irakien a mis en place une commission d'enquête. Le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi a ordonné de prendre des mesures juridiques contre quiconque dont l'implication dans ces actes terroristes serait prouvée. Le responsable irakien a révélé qu'au cours des dernières 24 heures, des conversations téléphoniques ont eu lieu entre de hauts responsables irakiens et saoudiens. Lors de ces entretiens, la partie irakienne a demandé l'aide de Riyad dans l'enquête par la transmission d'informations, incluant des images, des coordonnées ou des débris de drones tombés.

Dans ce contexte, une organisation faîtière de sept milices pro-iraniennes en Irak (incluant le Kataeb Hezbollah et Al-Nujaba) a nié les accusations de l'Arabie saoudite. Selon les milices chiites, il s'agit de « spéculations de l'Arabie saoudite » et d'une tentative de justifier l'incapacité à répondre aux attaques des Houthis.

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