A dissimulé des détails sur son diplôme : le maire d'Arad condamné

Yair Maayan, maire d'Arad, a été reconnu coupable de fautes disciplinaires. Le tribunal a jugé qu'il avait omis de déclarer que sa licence provenait d'une institution non reconnue en Israël lors de ses candidatures à des postes de haut niveau dans la fonction publique. Maayan a assumé la responsabilité de ses actes.

YnetAuteur : Itamar Eichner
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A dissimulé des détails sur son diplôme : le maire d'Arad condamné
Photo : Ynet / צילום: הרצל יוסף

Le tribunal disciplinaire des fonctionnaires a reconnu le maire d'Arad, Yair Maayan, coupable de fautes disciplinaires pour avoir dissimulé des informations concernant son diplôme universitaire lors de candidatures à plusieurs postes de haut niveau dans la fonction publique. Le tribunal a validé un accord de plaidoyer modifié, condamnant Maayan à un blâme et à une interdiction d'occuper des fonctions publiques pendant trois ans et demi.

Maayan (né en 1967) a notamment occupé les postes de directeur général de l'Autorité pour le développement et l'installation des Bédouins dans le Néguev, directeur général du ministère des Infrastructures nationales et directeur général de la municipalité de Jérusalem. Selon l'acte d'accusation, Maayan possède une licence du Trinity College and University, une institution non reconnue en Israël. Sa candidature au poste de directeur général de l'Autorité foncière d'Israël avait été rejetée dès 2011 pour cette raison, mais il a omis de le mentionner lors de candidatures ultérieures en 2020 et 2021, bien que le tribunal régional du travail ait explicitement conclu en 2021 que ses déclarations étaient de mauvaise foi.

Au cours de l'audience, la durée de l'interdiction a été portée de deux ans et demi à trois ans et demi. L'accusation a fait valoir que Maayan était pleinement conscient de ses obligations de transparence et qu'il les avait délibérément enfreintes.

L'avocat de la défense, Me Zohar Gibbs, a plaidé pour une distinction entre ce cas de « non-divulgation » et des affaires de falsification active. Le tribunal a accordé une importance particulière à l'engagement volontaire de Maayan dans la réserve de Tsahal depuis le 7 octobre 2023 : malgré une exemption, il a effectué environ 256 jours de service, participant à la recherche de personnes disparues et à la création du bataillon de réserve « Force Absalom » pour protéger les communautés de l'enveloppe de Gaza.

Le tribunal a souligné que si Maayan n'avait pas quitté la fonction publique, ses actes auraient justifié un licenciement immédiat. La sentence a été prononcée le 19 février 2026.

Maayan a déclaré devant le tribunal avoir renoncé à une carrière commerciale florissante par sens du devoir envers le service public. Il a expliqué que, titulaire d'un master reconnu du Kiryat Ono College depuis 2011, il pensait que ce diplôme rendait inutile la vérification de sa licence. Maayan a admis qu'il aurait dû faire preuve d'une transparence totale, tout en soulignant que cette procédure judiciaire, instrumentalisée par ses rivaux politiques pour nuire à sa réputation, constituait déjà une lourde sanction pour un élu.

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