270 crocodiles euthanasiés : l'État poursuit l'exploitante de la ferme

Le bureau du procureur de l'État réclame plus d'un million de shekels à l'exploitante de la ferme aux crocodiles de Petza'el, affirmant que des manquements en matière de sécurité et d'entretien ont contraint les autorités à intervenir. Parmi les mesures prises par l'État : la sécurisation de la ferme et l'euthanasie de 270 crocodiles en raison du danger pour la vie humaine.

MaarivAuteur : Gilad Morag
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270 crocodiles euthanasiés : l'État poursuit l'exploitante de la ferme
Photo : Maariv / תנינים | צילום: Pixabay

Le bureau du procureur de l'État a déposé une demande reconventionnelle devant le tribunal de district de Jérusalem contre l'exploitante de la ferme aux crocodiles de Petza'el, réclamant plus d'un million de shekels. Cette somme vise à recouvrer les dépenses engagées par l'État, contraint d'intervenir à la place de l'entreprise pour écarter les dangers pesant sur le public et les animaux.

La demande reconventionnelle et le mémoire en défense, répondant à la plainte déposée par l'exploitante contre l'Administration civile, la police israélienne et l'Autorité de la nature et des parcs, ont été déposés par Me Mirit Savion du bureau du procureur du district de Jérusalem. L'État demande le rejet de la plainte de l'entreprise, affirmant que ses actions étaient légales et fondées sur des considérations professionnelles, et que c'est la conduite de la société qui a rendu cette intervention nécessaire.

Selon les documents judiciaires, dès 2011, des dizaines de crocodiles se sont échappés de la ferme. Pendant 14 ans, les autorités ont multiplié les inspections, les avertissements et les audiences, exigeant sans succès la correction des manquements en matière de sécurité et de bien-être animal.

Malgré ces injonctions, l'entreprise a ignoré les directives, continuant d'exploiter la ferme tout en maintenant un risque constant pour la vie humaine. Ces négligences ont conduit à des évasions répétées et à une intervention continue des autorités.

Un avis des services vétérinaires a par ailleurs qualifié les conditions de détention de maltraitance. Certains crocodiles présentaient des blessures graves, notamment des amputations dues au cannibalisme, conséquence directe de la promiscuité et des conditions de vie. Face à cette situation, l'État a dû agir, renforçant les clôtures et procédant à l'euthanasie de 270 crocodiles du Nil, après avoir conclu qu'il s'agissait de la seule mesure permettant de contrer un danger immédiat et réel pour la population.

Dans le cadre de cette procédure, l'État exige le remboursement des frais engagés, arguant que ces dépenses n'auraient jamais existé sans les manquements de l'entreprise et qu'il n'est pas acceptable que les fonds publics supportent les coûts engendrés par une telle gestion.

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