Zini refuse : Gadi Eisenkot reste sans protection du Shin Bet, son équipe dénonce des motifs politiques

Le chef du Shin Bet, David Zini, a pris la décision définitive de ne pas accorder de protection officielle à l'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot, malgré les menaces. Le quartier général du président du parti « Yashar ! » dénonce une décision motivée par des considérations politiques.

MaarivAuteur : Maariv Online
Source
Zini refuse : Gadi Eisenkot reste sans protection du Shin Bet, son équipe dénonce des motifs politiques
Photo : Maariv / דוד זיני, גדי איזנקוט | צילום: אבשלום ששוני, פלאש 90,חיים גולדברג פלאש 90

Le chef du Shin Bet, David Zini, a décidé de ne pas accorder de protection de la part du service à l'ancien chef d'état-major et président du parti « Yashar ! », Gadi Eisenkot. Selon les informations rapportées samedi soir par Yaron Avraham sur la chaîne 12, il s'agit d'une décision définitive déjà transmise à l'équipe d'Eisenkot, après que celle-ci a demandé à plusieurs reprises la mise en place d'un dispositif de sécurité.

Cette décision a été prise malgré les menaces visant Eisenkot sur les réseaux sociaux et dans un contexte d'alertes des services de sécurité concernant des tentatives de l'Iran et d'autres éléments hostiles de nuire à des personnalités israéliennes de haut rang. Les services de Zini ont précisé à l'équipe d'Eisenkot que, bien qu'aucune protection rapprochée du Shin Bet ne soit attribuée, le service fournira un interlocuteur dédié et effectuera une collecte de renseignements en cas de menace exceptionnelle. La demande de protection rapprochée a toutefois été rejetée.

Suite à cette décision, le quartier général d'Eisenkot a formalisé ses revendications par écrit dans une lettre adressée au Shin Bet, à la police et à la conseillère juridique du gouvernement, exigeant une révision de la position officielle.

« L'atmosphère dans la rue israélienne, tout comme sur les réseaux sociaux, devient de plus en plus brûlante. Les menaces se multiplient », est-il écrit. L'équipe d'Eisenkot affirme que la sécurité privée actuelle est insuffisante et que « la menace physique augmente de jour en jour ».

Le quartier général a pointé du doigt le gouvernement et la commission ministérielle pour les affaires du Shin Bet, affirmant qu'ils « ne remplissent pas leurs responsabilités personnelles pour des motifs politiques et étrangers ».

Au sein du camp d'Eisenkot, on attribue cette absence de protection à des calculs politiques, suggérant que le gouvernement souhaite éviter l'image d'un candidat au poste de Premier ministre entouré de gardes du corps, ce qui pourrait renforcer son statut. Il convient de souligner qu'il s'agit d'une interprétation de l'équipe d'Eisenkot et non d'une justification officielle fournie par le Shin Bet.

Dans la même rubrique