Yosef Haddad en danger : comment la conseillère juridique du gouvernement pourrait bloquer sa candidature à la Knesset
Après avoir annoncé son adhésion au parti d'Ofer Winter et ses ambitions pour le portefeuille de la diplomatie publique, il s'avère que l'affaire pénale visant le militant pour des tirs sur la route pourrait être tranchée par la conseillère juridique du gouvernement, Gali Baharav-Miara.

Le militant de la diplomatie publique Yosef Haddad a déclaré cette semaine son entrée dans la vie politique au sein du parti « Amkha Yisrael », dirigé par Ofer Winter, ciblant clairement le poste de ministre de la Diplomatie publique dans le futur gouvernement.
Cependant, ses ambitions politiques sont accompagnées d'un nuage juridique suite à un acte d'accusation déposé contre lui en août dernier pour imprudence et négligence avec une arme, après avoir tiré des coups de feu lors d'une altercation routière avec un conducteur de scooter.
Statut juridique et conséquences politiques
Négociations pour un accord : L'affaire est actuellement à un stade avancé de négociations pour un accord de plaidoyer entre le parquet et Haddad, parallèlement à l'examen de la possibilité d'une médiation pénale. Un tel accord pourrait réduire la gravité de l'infraction ou même éviter une condamnation.
Question de l'éligibilité à la fonction : Dans une analyse menée par le site N12 concernant la capacité juridique de Haddad à se présenter aux élections et à servir en tant que ministre, il a été précisé que, selon la jurisprudence de la Cour suprême dans l'affaire Deri-Pinhasi, une inculpation pour des infractions graves ou impliquant une turpitude morale pourrait bloquer une nomination à un poste ministériel. Cependant, les décisions passées ont été appliquées principalement dans des cas de corruption et d'intégrité.
Décision de la conseillère juridique et de la Knesset : Dans le cas où Haddad serait élu et demanderait à être nommé ministre, la question sera soumise à la conseillère juridique du gouvernement, Gali Baharav-Miara, qui examinera l'atteinte à la confiance du public. Le mandat de membre de la Knesset ne sera invalidé qu'en cas de condamnation définitive assortie d'une peine de prison ferme de plus de trois mois impliquant une turpitude morale.



