Yinon Magal devra indemniser Guy Peleg : le tribunal tranche dans une affaire de diffamation
Le tribunal de première instance a condamné l'animateur de la chaîne 14, Yinon Magal, à verser une indemnité au commentateur de la chaîne 12, Guy Peleg, pour diffamation après des propos mensongers sur son service militaire. La plainte contre la chaîne a été rejetée.

Le conflit médiatique entre Yinon Magal et Guy Peleg aboutit à une décision judiciaire, mais avec un goût aigre-doux pour les deux parties. Le tribunal de première instance de Tel-Aviv a statué que Yinon Magal, animateur de l'émission « Les Patriotes » sur la chaîne 14, devra verser des dommages et intérêts à Guy Peleg, commentateur de la chaîne 12, pour diffamation.
La plainte, d'un montant de 160 000 shekels, a été déposée à la suite des propos tenus par Magal à l'antenne en août 2025, dans lesquels il affirmait que Peleg « n'avait pas fait l'armée » et « avait été libéré après deux jours ». En réalité, comme cela a été prouvé devant le tribunal, Peleg a effectué un service militaire complet et a servi dans la réserve pendant 16 ans, malgré une maladie chronique dont il souffrait.
Le juge Roi Shahar a déterminé dans le verdict que les propos de Magal ne relèvent pas de la protection de « l'expression d'une opinion », mais constituent la présentation d'un fait erroné visant à nuire personnellement à Peleg et à le présenter comme un insoumis. Il a été établi que Magal a agi de mauvaise foi en ne vérifiant pas les faits avant la diffusion.
Cependant, la plainte contre la chaîne 14 elle-même a été rejetée. Le juge a accepté l'argument de la chaîne selon lequel les propos ont été tenus lors d'une émission en direct, et qu'ils ne pouvaient donc pas connaître à l'avance l'intention de Magal de les prononcer.
Concernant l'indemnisation financière, Peleg a obtenu une somme relativement symbolique s'élevant à seulement 7 500 shekels, sans ordonnance de dépens. La décision concernant ce faible montant a été prise, entre autres, parce que Magal a publié une rectification de ses propos à l'antenne quelques jours plus tard, et aussi en raison de l'écart important entre le montant de la plainte de 160 000 shekels et la demande initiale de Peleg dans la lettre de mise en demeure, qui s'élevait à 50 000 shekels.




