Le photoréaliste Yigal Ozeri expose ses nouvelles œuvres à Tel-Aviv
Le peintre photoréaliste israélien Yigal Ozeri expose à Tel-Aviv avec 'Road Trip', mêlant grands espaces américains et un vibrant hommage artistique aux victimes du 7 octobre.

Après 35 ans passés à New York, l'artiste israélien Yigal Ozeri s'apprête à présenter sa nouvelle exposition intitulée « Road Trip » à la galerie Zemack à Tel-Aviv, dès le 22 octobre. Figure majeure du photoréalisme, Ozeri est internationalement reconnu pour ses peintures à l'huile d'une précision saisissante, qui se confondent avec de véritables photographies.
Le Rêve Américain et la Reconnaissance Internationale
Installé à New York depuis 1991, Ozeri s'est taillé une place de choix sur la scène artistique mondiale. Ses œuvres figurent dans des collections prestigieuses telles que celle du Whitney Museum of American Art et du Smithsonian. Si ses tableaux se négocient généralement entre 35 000 et 50 000 dollars, certaines commandes d'envergure ont atteint des sommets, témoignant de sa cote élevée auprès des collectionneurs du monde entier.
Face aux critiques qualifiant parfois le photoréalisme de simple exercice technique dépourvu d'émotion, l'artiste rétorque avec conviction : « La photographie est totalement plate, mais la peinture est pleine de vie. Ce n'est pas un tour de magie, c'est un travail de la tête, du cœur et de la main. »
Hommage et Mémoire après le 7 Octobre
En parallèle de ses paysages américains empreints de liberté, l'exposition présente un projet profondément bouleversé par les événements du 7 octobre. Intitulée « Artiste. Portrait. Artiste », cette section spéciale réunit des portraits peints par Ozeri en hommage à des artistes assassinés lors des massacres, parmi lesquels Chaim Peri et Aner Shapiro, exposés aux côtés de leurs propres œuvres.
Ce projet est né d'une collaboration avec l'institut Ben-Zvi, pour lequel Ozeri a fait le lien avec des experts new-yorkais en conservation mémorielle afin d'aider à préserver les vestiges des localités de l'enveloppe de Gaza. Bouleversé, l'artiste a choisi d'immortaliser ces créateurs disparus afin de soutenir leurs familles et de perpétuer leur mémoire.
Évoquant le climat tendu dans le milieu artistique new-yorkais depuis le début du conflit, Ozeri déplore la montée de l'antisémitisme et de l'hostilité, tout en affirmant sa volonté de continuer à créer. Pour lui, l'art demeure un langage universel capable d'ouvrir les cœurs par-delà les épreuves.





