Ram Ben Barak attribue la chute de Yesh Atid au boycott du gouvernement en 2023
Le député à la Knesset Ram Ben Barak a affirmé que le refus de Yesh Atid d'intégrer le gouvernement d'urgence en octobre 2023 a provoqué sa chute dans les sondages, tout en assumant ce choix.

Le député à la Knesset Ram Ben Barak, l'un des hauts dirigeants du parti Yesh Atid, est revenu ce dimanche sur son positionnement à la cinquième place de la liste électorale et sur la crise interne que traverse sa formation lors d'un entretien accordé à la radio 103FM.
La décision d'octobre 2023
Analysant le recul significatif de Yesh Atid dans les sondages, Ben Barak a désigné le refus du parti d'intégrer le gouvernement d'urgence après le 7 octobre 2023 comme le principal facteur de cette baisse.
Ben Barak a déclaré :
« Le coup le plus dur a été porté en octobre 2023, lorsque nous avons décidé de ne pas entrer au gouvernement tant qu'Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich s'y trouvaient. C'est à ce moment-là que la baisse la plus brutale s'est produite. »
Il a également commenté le choix de Benny Gantz de rejoindre le cabinet de guerre à l'époque :
« Benny Gantz y est allé contre notre avis. Nous lui avions dit d'attendre deux ou trois jours, le temps que nous puissions les faire sortir. »
Malgré le coût politique, Ben Barak a affirmé ne pas regretter cette décision, soulignant que la majorité de 64 sièges du bloc adverse aurait de toute façon bloqué leur influence, à l'instar de l'expérience de Gadi Eisenkot et Benny Gantz au sein du cabinet.
Relations internes et transition générationnelle
Ben Barak a rejeté l'idée que sa cinquième place sur la liste soit liée à sa précédente candidature face au chef du parti Yair Lapid, qualifiant leurs relations de stables et cordiales en dépit de divergences idéologiques.
Évoquant le départ de plusieurs députés sortants de la liste électorale, il a décrit une période complexe mais nécessaire de renouvellement générationnel afin de reconstruire le parti pour l'avenir.
En parallèle, le président de Yesh Atid, Yair Lapid, a déclaré au micro de la radio militaire Galei Tsahal que sa formation traversait la période la plus difficile de son histoire, concédant qu'une réduction drastique de sa représentation parlementaire était inévitable.



