Yariv Levin recevra une représentation séparée dans les recours contre la loi sur le Mahash
Le ministre de la Justice Yariv Levin a obtenu une représentation juridique séparée dans le cadre des recours contre la loi sur le Mahash, en raison de désaccords fondamentaux avec la conseillère juridique du gouvernement, Gali Baharav-Miara. L'État prendra en charge les frais d'avocat à hauteur de 50 000 shekels.

Le ministre de la Justice Yariv Levin a obtenu le droit à une représentation juridique séparée dans les recours déposés contre la loi sur le Mahash qu'il a promue. Cette décision fait suite à des désaccords fondamentaux entre le ministre et la conseillère juridique du gouvernement, Gali Baharav-Miara, qui s'est officiellement jointe aux requérants.
L'avocat Harel Arnon représentera Levin, et l'État prendra en charge ses honoraires à hauteur de 50 000 shekels. Cette autorisation a été accordée par une commission présidée par le directeur général du ministère de la Justice, Itamar Donnenfeld, qui s'est appuyée sur l'avis du conseiller juridique adjoint du gouvernement, le Dr Gil Limon, confirmant l'existence de « désaccords fondamentaux » entre les parties.
Le ministre est tenu de clarifier sa position devant la Cour suprême d'ici aujourd'hui. Comme révélé par Ynet, Levin a l'intention d'informer la Cour qu'il poursuit le processus de sélection du chef du Mahash, malgré la période électorale en cours. L'argument principal du ministre est que la loi a été adoptée en juin, avant l'annonce officielle des élections à la Knesset, et que par conséquent, les restrictions habituelles sur les nominations gouvernementales en période de transition ne s'appliquent pas.
Levin insiste sur la poursuite de l'appel d'offres pour le nouveau chef du Mahash, soulignant que la commission de sélection est professionnelle et ne comprend aucun responsable politique. Il cite le précédent de la nomination du chef d'état-major de Tsahal, Herzi Halevi, par le gouvernement précédent lors des élections de 2022, une nomination validée par la Cour suprême.
De son côté, Baharav-Miara demandera à la Cour suprême d'émettre une ordonnance provisoire pour suspendre la nomination jusqu'à ce qu'une décision globale sur la loi soit rendue. Elle soutient que la promotion de cette nomination constitue une mise en œuvre prématurée de la loi, malgré sa clause d'application différée. Elle affirme que la commission en cours de création sert d'outil de contrôle politique, menant à la politisation de l'organe chargé d'enquêter sur les fautes des policiers et des membres des services de sécurité.
Des experts en droit constitutionnel ont exprimé leur inquiétude, notant qu'en période électorale, le gouvernement doit s'abstenir de changements ou de nominations importants qui ne présentent pas de caractère d'urgence. Ils soulignent que la comparaison avec le chef d'état-major de Tsahal n'est pas pertinente, car Tsahal ne peut fonctionner sans commandant, alors que le Mahash dispose actuellement d'un directeur en fonction et opère normalement.



