Yariv Levin a pris le contrôle de la commission de recherche pour la sélection des chefs du PID

Une mise à jour transmise à la Haute Cour de justice révèle les manœuvres entourant la constitution de la commission de recherche pour le PID. La conseillère juridique du gouvernement demande l'arrêt du processus.

CalcalistAuteur : Moshe Gorali
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Yariv Levin a pris le contrôle de la commission de recherche pour la sélection des chefs du PID
Photo : Calcalist / צילום: אלכס קולומויסקי

Le PID au service d'un agenda politique

Une mise à jour transmise à la Haute Cour de justice a révélé la manière sournoise dont la nouvelle commission de recherche a été constituée pour sélectionner deux chefs du PID (Département d'enquête sur les crimes commis par des policiers) — le directeur et le responsable des enquêtes. La conseillère juridique du gouvernement s'est jointe aux pétitionnaires pour bloquer ces nominations, arguant que des postes clés ne devraient pas être pourvus en période électorale, afin de ne pas lier les mains du futur gouvernement, surtout compte tenu de la coloration politique évidente des choix attendus.

La commission comprend cinq membres, dont deux pour le compte du ministre de la Justice Yariv Levin : le président Itamar Donnenfeld, directeur général du ministère, et l'avocat pénaliste Avi Amiram. Le troisième membre est le commissaire à la fonction publique Doron Cohen. Le quatrième est un expert en droit pénal nommé par le commissaire Cohen en consultation avec Donnenfeld, et seul le cinquième, un juge à la retraite nommé par le président de la commission du contrôle de l'État, provient de l'opposition.

Le stratagème détaillé devant la Haute Cour contredit l'affirmation selon laquelle le ministre n'aurait pas la majorité. Donnenfeld a dicté au commissaire l'identité du quatrième membre, lui fournissant tous les documents nécessaires. Le commissaire a validé cette recommandation sans réserve. Ainsi, Levin dispose d'une majorité de trois, voire quatre membres, lui permettant de façonner un PID capable de poursuivre ses objectifs, notamment la mise en examen de la conseillère juridique du gouvernement, Gali Baharav-Miara.


C'est le coup d'État, idiot

Les sondages d'« Ulpan Shishi » ont révélé deux chiffres stupéfiants. D'une part, la perte de mandats qui éloigne le Likoud du pouvoir est attribuée par les électeurs au coup d'État judiciaire, et non au massacre du 7 octobre. L'obsession de Yariv Levin pour le démantèlement du système judiciaire — boycott du président de la Cour suprême, appels à la désobéissance et tentatives d'éviction de la conseillère juridique — constitue le cœur de ce désaveu.

D'autre part, les électeurs du Likoud jugent Yariv Levin trop « mou » et plébiscitent Tali Gottlieb, qui domine le classement des députés et ministres au sein de la base électorale du parti. La logique est déconcertante : alors que le parti perd sa légitimité à cause du « bulldozer » déployé par Levin contre la justice, sa base semble réclamer un engin encore plus puissant sous les traits de Gottlieb.

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