Condamnation pour diffamation suite à des messages WhatsApp malveillants
Un tribunal a condamné un homme à verser des dommages-intérêts pour des messages WhatsApp diffamatoires envoyés à propos de son ex-partenaire.

Lorsqu'une relation amoureuse se termine dans la douleur, la tentation de se confier à des proches peut être forte. Pourtant, une décision judiciaire récente rappelle que le déversement de rancœur en ligne comporte de lourdes limites juridiques.
Des messages WhatsApp qui franchissent la ligne
Un tribunal aux affaires familiales a récemment tranché en faveur d'une femme ayant poursuivi son ex-partenaire pour diffamation en raison de messages WhatsApp. Ces messages, envoyés dans un groupe de discussion et à des amis proches, portaient atteinte à son honneur. Le défendeur a soutenu que les messages privés ne constituaient pas une publication publique.
Le juge a rejeté cet argument, rappelant qu'un message adressé à une tierce personne suffit à constituer une publication. Attribuer des comportements infidèles sans preuve relève de la diffamation, peu importe le degré d'intimité avec le destinataire.
Douleur émotionnelle et responsabilité légale
Le tribunal a pris en compte l'écart d'âge et les différences de maturité, mais a insisté sur le fait que la peine de cœur ne justifie pas l'humiliation.
Le droit de partager sa douleur ne confère aucune immunité pour atteinte à la réputation d'autrui, souligne l'avocat Daniel Friedenberg.
Le tribunal a condamné l'homme à verser un total de 30 000 shekels de dédommagement, ainsi que 11 000 shekels de frais de justice.





