Le ministère des Affaires sociales redoute de nouvelles coupes budgétaires
Le ministère des Affaires sociales met en garde contre de nouvelles coupes budgétaires qui menacent les services d'aide aux populations vulnérables, sur fond de pénurie de personnel.

Suite aux coupes d'environ un demi-milliard de shekels dans le budget du ministère des Affaires sociales au cours de l'année écoulée, dont environ 444 millions sur la base de 2026, le ministère se prépare actuellement à une nouvelle réduction budgétaire transversale. Les responsables avertissent que de nouvelles coupes pourraient compromettre les services sur le terrain et surcharger les départements des services sociaux municipaux, déjà confrontés à des pénuries documentées par le Contrôleur de l'État.
Par exemple, en juin 2025, les services sociaux comptaient environ 1 142 postes vacants de travailleurs sociaux, soit une hausse de 47 % par rapport à 2022. Durant la même période, le nombre de dossiers de protection sociale actifs est passé de 478 533 à 518 264. Selon une enquête du Contrôleur de l'État, 74 % des travailleurs sociaux ont indiqué une augmentation considérable de leur charge de travail depuis le début de la guerre.
Ces réductions budgétaires menacent directement l'aide aux enfants et jeunes en danger, aux personnes handicapées, aux personnes âgées, aux femmes victimes de violences et aux familles en crise. Parmi les conséquences possibles figurent la réduction des services thérapeutiques et l'allongement des délais d'attente.
La majeure partie du budget étant déjà engagée pour faire fonctionner les services existants, la marge de manœuvre pour absorber de nouvelles coupes est extrêmement limitée, alors que la demande d'aide sociale n'a cessé d'augmenter ces trois dernières années.




