Walmart va payer 50 millions de dollars pour la délivrance d'ordonnances opioïdes non valides
Walmart a accepté de payer 50 millions de dollars pour régler des poursuites aux États-Unis concernant la délivrance illégale de milliers d'ordonnances d'opioïdes et de médicaments contrôlés.

Walmart a accepté de payer 50 millions de dollars dans le cadre d'un règlement suite à des allégations selon lesquelles ses pharmacies aux États-Unis ont rempli illégalement des milliers d'ordonnances pour des opioïdes et d'autres médicaments soumis à des restrictions spéciales, ont déclaré le ministère américain de la Justice (DOJ) et l'Agence américaine de lutte contre la drogue (DEA). La plainte accusait Walmart d'avoir violé la loi américaine sur les substances contrôlées.
« L'accord signé aujourd'hui prouve que ce ministère s'engage à donner la priorité à la prospérité des Américains, a déclaré le procureur général adjoint Stanley Woodward. Le Congrès a adopté des lois conçues pour promouvoir la responsabilité des entreprises qui délivrent des substances contrôlées, afin de protéger les Américains. Ce ministère ne reculera jamais devant l'application vigoureuse des obligations des pharmacies, et garantira que les profits ne justifieront jamais de contribuer à l'épidémie d'opioïdes dans notre pays. »
La plainte affirme que Walmart a rempli des ordonnances non valides avec la connaissance des pharmaciens et des responsables de la conformité, et ce dès juin 2013. Selon le ministère de la Justice, certains pharmaciens ont signalé l'activité illégale à leur hiérarchie, mais l'équipe de conformité a préféré privilégier l'augmentation des ventes plutôt que le respect de la loi.
Les pharmaciens auraient également rempli sciemment des ordonnances délivrées par des médecins opérant dans le cadre d'« usines à pilules » (pill mills), ou des ordonnances présentant des signes avant-coureurs, tels que des combinaisons dangereuses de médicaments ou des demandes répétées de renouvellement anticipé.
Dans le cadre de cet accord, Walmart s'est engagé à établir une ligne directe permettant de signaler toute activité suspecte et devra surveiller de manière proactive les modèles de délivrance de médicaments dans ses officines.
Ce règlement s'ajoute à une longue série de procédures judiciaires aux États-Unis impliquant des fabricants, des distributeurs et des chaînes de pharmacies dans le cadre de la crise des opioïdes, incluant notamment des accords passés par Johnson & Johnson, Teva et Walgreens.


