Un rabbin d'Ashdod disgracié : le tribunal rabbinique émet un avertissement public
Un tribunal rabbinique spécial composé des rabbins Shmuel Eliyahu, Zion Boaron et Aharon Yarchi a publié une lettre virulente contre le rabbin Yuval Avrahami d'Ashdod. Le document détaille des témoignages d'exploitation de femmes et d'atteintes à des jeunes, et appelle les victimes à contacter la police.

Une véritable tempête sévit à Ashdod suite à la publication d'une lettre d'« avertissement public » virulente et d'une sévérité inhabituelle par un tribunal rabbinique spécial. La lettre est signée par des rabbins éminents, dont Shmuel Eliyahu, Zion Boaron et Aharon Yarchi, qui pointent du doigt le rabbin Yuval Avrahami, qui occupait jusqu'à récemment le poste de chef d'un kollel dans la ville.
Selon le document, le tribunal a reçu des témoignages graves selon lesquels Avrahami entretenait des « relations de cour inappropriées » avec une femme mariée qui s'était tournée vers lui pour obtenir des conseils, tout en exploitant son statut. Bien qu'il ait admis les faits et promis de quitter ses fonctions, il est allégué qu'il a récemment ouvert un nouveau kollel. De plus, le document révèle un témoignage troublant d'un jeune homme concernant des « atteintes graves dans divers mikvés à Ashdod, des actes graves et sévères en matière de pudeur qu'il vaut mieux ne pas mentionner ».
Les rabbins notent qu'Avrahami a été convoqué au tribunal pour répondre aux allégations, mais qu'après un accord initial, il a refusé de se présenter et est revenu sur son consentement à subir un examen par des professionnels.
Suite aux inquiétudes concernant la sécurité publique, les rabbins ont déclaré :
« Il n'est ni un homme juste, ni un homme pieux, ni un homme craignant Dieu. Une personne craignant Dieu n'étudiera pas la Torah auprès de lui et ne le consultera sur rien ».
Dans sa conclusion, le tribunal rabbinique appelle toute personne ayant été lésée par Avrahami à ne pas garder le silence et à déposer plainte immédiatement auprès de la police israélienne, tout en promettant l'assistance du tribunal.




